Leiden - Manimal

         

      

                      

                            

    LEIDEN

   

Quai de Bercy, soir de janvier et froid septentrional, engouffrement précipité dans la petite péniche Alternat. Une bien jolie affiche, Leiden et Manimal, promet de rallier une salle comble d’ici le début des hostilités.
Les yeux soulignés de khôl noir, les membres de Leiden investissent la scène. Introduit par des samples envoûtants et mystérieux, leur concert attaque la soirée de fort belle manière. Le climat Leiden s’insinue. Son lourd. Opaque. Noirceur. Elégie.
Fort d’un son très correct, chaque instrument trouve sa place et sa résonance dans la salle. Tout comme le timbre de Bérangère, toute de sourire et de simplicité venue. Les titres d’« Empty » et de « L’Aube spirituelle » s’entrelacent, avec un morceau destiné à figurer sur le prochain album, plutôt convaincant suite à unique écoute.
Et Ludo, guitariste de Leiden, de rempiler pour un second set avec ses comparses de Manimal. Choix des plus judicieux, les musiciens montent sur scène sur le générique dantesque de « Shining ». Classieuse entrée en matière donc. Sans transition ils enchaînent sur un set survolté qui ne nous laissera que peu de répit. Manimal est exactement la « machine de guerre » scénique que je me figurais. Démonstration de force de leurs capacités scéniques : son de guitare superbe, lignes de basse « exultantes »… Un regret concernant la batterie, qui aurait mérité plus de présence. «Dead meat », les très attendus « Eros et Thanatos » et « Je te saigne »,  tout leur répertoire y passe. Premier prix d’éloquence pour Ju , seul au chant et affranchi de l’attention accordée à sa six cordes dans Psykup, qui vit ardemment ses textes sur scène. Comme on pouvait s’y attendre, le dernier morceau sera « The dark half », celui-là même qui clôture l’album. Conclusion du set sur les scansions d’un « It’s me again », tout en contorsion des cordes vocales, comme pour exorciser les derniers bastions de « démons intérieurs ». Impressionnant. Voilà qui sied à merveille à une fin de set. C’était sans compter un public furieusement enthousiaste, qui en redemande à corps et à cris. Le groupe choisit de rejouer « Break » : le temps de remplacer une caisse claire- empruntée au batteur de Leiden-de fêter au passage l’anniversaire de ce dernier-et, enfin, de retrouver la clé de sa loge…
Tellement extrême. Pas une once de concession. Ce live confirme qu’on ne saurait qu’adhérer à 100% ou se fermer à Manimal, mais pas de demi mesure possible…

Carolyn

 

                   MANIMAL

       

 

   

 

           

 

                 

Photos : Carolyn

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