Vendredi 22 Juin 2007
Retour
Mumakil - www.myspace.com/mumakil

JB : C'est le groupe Mumakil qui a l'honneur d'ouvrir le Hellfest 2007 devant une Gibson stage pour cause quasi déserte ! Pas simple d'être les premiers à  se lancer, encore plus dans ces conditions. Heureusement les Suisses disposent d'une arme redoutable, le grindcore ou plutôt leur grindcore issu de leur premier album Customized Warfare. Ultra radical et carré, violence dévastatrice, c'est un déluge (oui elle est facile) de riffs, d'hurlements gutturaux et de blast qui s'abat sur le maigre public présent. Qu'est-ce que ça cogne et quelle entrée en matière ! A se demander comment cela est possible de jouer aussi vite... En tout cas et comme on pouvait s'y attendre, la couleur est annoncée, merci Mumakil !

phiL : Premier concert pour nous, Mumakil, sur la Gibson Stage, scène intermédiaire entre le chapiteau (Discover Stage), là  ou les groupes émergents font leurs shows, et la grande scène (Main Stage). Groupe Suisse de gros death grind, Mumakil jouera le premier sur cette scène, devant les premiers chanceux qui ont pus rentrer les premiers.
Au fil des chansons, les spectateurs affluent. Le premier rang headbangue déjà , le pogo sera plus difficile, boue oblige et aussi par le peu de spectateurs présents, bien des fans étaient sûrement en train d'attendre devant l'entrée... Je reste comme toujours impressionné par les batteurs de groupes extrêmes, celui de Mumakil ne fera pas exception même si le genre est loin d'être mon préféré. Rythmique folle, double pédale, blast et voix d'outre-tombe, Mumakil donne le ton. C'est efficace, très carré. J'apprécie moyen, trop bruité et pas assez musical, mais je respecte le style et surtout la performance. 30 minutes passent et Mumakil s'en va.

Imply In All - www.myspace.com/implyinall

JB : Sans perdre de temps, direction la Discover stage, scène qui comme son nom l'indique, est dédiée aux groupes en devenir. C'est aussi l'occasion de repérer la seule scène du festival abritée d'un chapiteau. Vu le temps annoncé ça peut être utile !
Les Bordelais d'Imply In All inaugurent donc les installations de cette scène couverte. Et dès les premières mesures, même si le groupe joue un hardcore particulièrement corrosif, le fait est que les enceintes crachent un son hyper agressif à  la limite du supportable. Entrée en matière fracassante pour la Discover stage ! En tout cas Imply In All aura parfaitement réussi son set, c'est du très bourrin, grosse claque au presque propre, comme au figuré ! Mais pas fâché de ressortir légèrement groggy du cirque !

phiL : Nous partons donc à  la découverte de la Discover Stage et de la performance d'Imply In All, groupe grind hardcore bordelais officiant dans un registre tout aussi violent mais plus recherché. Sur scène, c'est énergique, la sueur coule à  flot, le chanteur est déjà  torse nu.

Lyzanxia - www.myspace.com/lyzanxiaband
phiL : J'apprécie personnellement la lumière mise à  profit de cette scène, qui permet de jolis jeux de contre jour et autre délire photographique. Une demi heure passe là  aussi avant que le groupe ne termine son set et que l'on rejoigne à  nouveau la Gibson Stage pour rejoindre Lyzanxia, qui a commencé son set. Le set sera rapide pour ma part, Lamb Of God est censé jouer sous peu, en grand amateur de LOG, je ne tarde pas. Dommage, je retiendrais du show de Lyzanxia une puissance qui m'est familière, et le chanteur charismatique aux expressions folles. J'espère d'ailleurs retrouver le groupe dans les lignes d'E-zic, que je me ferais un plaisir de chroniquer à  l'écoute de l'album, et aussi une review plus poussée par JB qui a peut être assisté plus longuement au set !
Chimaira - www.myspace.com/chimaira

JB : Pas moins de trois annulations suite aux problèmes techniques de la grande scène. Pas de Bloosimple, ni de Dew Scented, ni de Lamb Of God. C'est donc Chimaira qui se charge de jauger le son de la Main Stage. Et on a de quoi être rassuré. Le métal sautillant et jouissif des Américains est redoutable d'efficacité, réchauffant considérablement l'atmosphère. C'est aussi l'heure des premiers sourires ! Ouf on en avait besoin ! Le groupe sera aussi à  l'origine des premiers grands mouvements de foule du week-end grâce à  une dynamique scénique très bien huilée et un hardcore-métal qui tabasse.

phiL : Le temps de rejoindre la grande scène et l'accès au pit photographe, j'apprends que la prestation LOG est annulée (ainsi que les shows précédents notamment, ceux de Dew Scented et Bloodsimple), semble t-il pour ne pas retarder les shows suivant, puisque que le problème de régie a entraîné un retard de 2h sur l'heure prévue des concerts. Grosse déception, la grande scène fait place (pour son premier concert de la journée) alors à  Chimaira, dont je suis autant amateur. Difficile de rester objectif sur ce concert, le style Chimaira est parmi mes préférées : Double pédale, rythmes lourds, influences heavy/trash et grosse voix. Une bonne partie du public est présente, la foule est compacte et attend Chimaira avec hâte. Une fois sur scène, c'est toute la puissance de ce groupe qui est représentée sur scène. Le public apprécie, moi aussi.... Le pit est furieux, les slams nombreux. Le show est court (45 minutes) mais intense et puissant. De quoi faire oublier que ce ne sera pas pour cette fois ci que j'assisterais à  un show des mightly LOG !

Mastodon - www.myspace.com/mastodon

JB : Changement d'ambiance avec la venue sur la grande scène du groupe Mastodon, dans une lignée plus rock'n'roll, en présence de solos de guitare et d'un son globalement moins lourd. Mais on ne peut pas dire que le groupe américain se soit montré à  son avantage ce soir. Enchaînement de titres sans grande pugnacité et sans véritable accroche, musiciens scotchés sur leurs instruments sans adresser de regards au public, la prestation de Mastodon est tellement plate qu'il n'en reste finalement peu de souvenirs...

phiL : De nouveau avec JB, le temps aussi de nous poser un peu au sein de l'espace presse, prendre un verre, vider mes photos sur le disque dur et accessoirement contempler nos chaussures remplies de boue. À cette heure là , les quelques tracteurs étaient passés pour créer des chemins non glissants, mais en contrepartie, les alentours, là  ou les roues étaient passées, rendait encore plus impraticable le sol. Parce que quelques chemins de foin pour 35000 personnes, ça en laisse une grande partie patauger dans la boue ! On restera très indulgent sur le manque d'organisation à  ce niveaux-là , étant donné le coté imprévue de l'événement. Certes, beaucoup aurait apprécié pouvoir profiter plus sereinement et plus sèchement les concerts !
Il est l'heure pour nous de rejoindre la grande scène pour assister au show de Mastodon. Le public est un peu moins présent, et pour cause, Mastodon bénéficie surtout d'une forte notoriété au States, en France, le groupe au métal à  teinte sombre et un peu plus calme que le reste de l'affiche qui l'a précédé reste un peu à  l'écart. La prestation est molle, les musiciens plutôt concentrés et figés malgré une rythmique relativement puissante sur certains passages. Dommage...remarque, le public reste attentif, à  l'image du groupe en quelque sorte...

Earth Crisis - www.myspace.com/xexc

JB : Très grand nom du hardcore US, Earth Crisis fut peut-être l'un des groupes les plus malchanceux du week-end. Le concert part en trombe, bientôt rejoint par le ciel. Les premières gouttent de pluie tombent dès le premier morceau, s'intensifient au deuxième, jusqu'à  devenir insoutenables au troisième. Heureusement les plus téméraires restent, tandis que les autres courent dans tous les sens aux abris. Concert tronqué donc en ce qui me concerne. C'est dommage, mais je me rattraperai sur Hatebreed, pas forcément dans un style similaire d'ailleurs...

phiL : Une fois terminée, une " pause concert " s'impose dans un creux pour lequel peu de groupes m'intéressent personnellement, j'espère que JB pourra combler par la chronique ces groupes qui sont passés à  ce moment-là , tels que Misery Index, The Set Up, Unearth... Je profite pour visiter les animations du lieu : des stands pour acheter des fringues ou des Cds, un petit skate park avec bien évidemment la présence de performers, mais aussi dans le gymnase du site une convention de tatouages et la présence de stands labels qui proposent la vente d'albums de t-shirts de leurs petits chouchoux. Le temps de rejoindre JB aussi, lui ne pouvant accéder à  l'espace photo, certains moments du festival se font en solitaire ou en présence d'autres photographes rencontrés pour l'occasion !
Je repars du coté de la Gibson Stage pour assister au show Earth Crisis. Le temps de deux chansons, la pluie refait son apparition avec comme cadeau une belle averse. De quoi rendre le site encore plus boueux. Presque torrentielle, je pars m'abriter sur fond d'Earth Crisis live. Malgré ça, beaucoup de fans resteront devant la Gibson Stage pour continuer à  assister au show de ce groupe hardcore ayant comme principal leitmotiv la protection animale. Sympa !

Hatebreed - www.myspace.com/hatebreed

JB : C'est donc désormais au tour d'Hatebreed de se lancer dans la danse, sous une bienvenue accalmie, histoire de bien relancer le crénau hardcore ! C'est aussi le groupe qui dispose du premier gros contingent de fans à  se masser devant l'un des plus populaires héritiers du hardcore new-yorkais du moment. Un chanteur scéniquement très à  l'aise et très présent, haranguant la foule qui lui rend bien, un show très dynamique et très plaisant. Même si l'enchaînement de titres se fait sans grande surprise, c'est un pur moment d'intensité hardcore comme on les aime. Un grand groupe et même s'il est un peu tôt pour le dire, sans doute déjà  l'un des meilleurs concerts du week-end.

phiL : Gros contraste sur la grande scène pour la suite, puisque la fin du set de Mastodon libère la scène pour faire place au matos et aux balances de Hatebreed, groupe qu'on ne présente plus. La fosse des shows de Hatebreed a la réputation d'être relativement.....sauvage. Et c'est le cas. Oubliant la boue le temps du concert, le traditionnel " cercle à  pogo " se forme dès l'entrée en scène du groupe, et c'est 40 minutes de hardcore, de pogos et de slams qui viendront résonner sur le sol clissonais.
La violence musicale du groupe est efficacement retransmise sur scène, chacun y allant de son expression favorite. Le pit est furieux, toujours. Difficile de se remettre d'un show de Hatebreed difficile de ne pas filer chez le disquaire du coin au retour pour se procurer leur dernier album !

Machine Head - www.myspace.com/machinehead

JB : Ah la la, je suis aux anges en plein enfer ! Fan de MH depuis les premières heures, ne les ayant jamais vus en live, autant dire que le moment était attendu !
Comme on pouvait s'y attendre, c'est le titre " Clenching the fists of dissent " du tout dernier album The blackening qui inaugure le set du groupe d'Oakland avant d'enchaîner sur " Imperium ". Ce sera donc sans grande surprise la période discographique la plus métal du groupe qui sera interprétée ce soir, pas de détour vers les plus contemporains The burning red ou Supercharger. Une heure de pur bonheur, des refrains à  m'en faire perdre les cordes vocales, Machine Head est tout simplement géant ! Et quel personnage que ce Robb Flynn, captivant le public comme rares sont capables de le faire, proche, charismatique et humain, j'adore ! Une mention spéciale également à  l'égard de Dave McClain, quel batteur fabuleux !
Peu après le concert de Machine Head, la rumeur circule, Korn annulerait son concert ! Info ou intox ? Patientons et surtout espérons...

phiL : L'affiche du vendredi soir étant personnellement la plus alléchante, je ne quitte pas de loin la grande scène pour attendre patiemment le show à  venir du prochain groupe, qui n'est autre que Machine Head. La aussi, difficile de rester objectif, malgré la réputation d'un sacré groupe de scène que le groupe a su se tailler, et il le vaut bien ! Le public le sait d'ailleurs, il est nombreux à  attendre les premières notes dévastatrices du groupe au dernier album, The blackening, fraîchement sorti il y a quelques mois. Les premières notes de " Clenching The Fists Of Dissent " marqueront le début de 40 minutes d'une pure tuerie scénique. Le public est conquis, le pit s'embrase, Robb Flynn et sa bande enchaînent les titres, parcemé des traditionnels " santé " de Robb Flynn, en francais SVP, qui nous fait partager son verre entre deux chansons. Le groupe sera en concert en novembre pour deux dates à  l'Elysée Montmartre... on a tous hâte de les retrouver !

Slayer - www.myspace.com/slayer

JB : La rumeur en ce qui concerne la prestation de Slayer a également tourné dans les travées du Hellfest. Pourtant les quatre gaillards sont bien présents ce vendredi soir. Ouf, on aurait eu du mal à  imaginer leur désaffection, là  ça aurait fait vraiment beaucoup... Mais on sent bien dans l'attitude de Tom Araya que l'engouement n'y est pas vraiment, jouant les titres assez machinalement. Kerry King semble lui plus de la partie, expédiant solos et riffs à  fond, comme à  son habitude !
Pourtant je n'oserais pas parler de concert en demi-teinte de Slayer. Le groupe est tellement professionnel que même dans des conditions un peu plus difficiles que d'habitude, Slayer reste Slayer, un des géants du métal mondial et une légende de l'extrême.

phiL : Fin du set, ayant regardé la fin du show depuis le plot presse, je m'empresse de suite d'aller patienter devant la scène pour être parmi les chanceux qui pourront faire parti du pit photographe du show de... Slayer ! En effet, les accréditations photographes se font fait très nombreuses pour ce festival, peut être trop...Sûrement même, diront les plus professionnels d'entre nous. J'éviterais de trop m'en plaindre, je m'étais étonné de la facilité avec laquelle notre accréditation a été acceptée pour le festival, alors que, pour notre part, il faut parfois batailler comme des crevards pour pouvoir bénéficier d'un pass pour des évènements bien plus petits (ex : le concert de Kaolin à  la Cigale). Force est de croire que même le photographe lambda avec un site web qui tient un minimum la route pouvait obtenir le fameux pass qui permet d'accéder au plus près de la scène, derrière la sécurité et devant la scène. Au risque de paraître prétentieux, beaucoup d'accrédités photo auraient eu une meilleure place derrière les barrières, plutôt que devant... La tradition en concert est d'autoriser les photographes que pour les trois premières chansons. Ici, au vu du nombre de photographes (dont certains avec un appareil photo compact, voire un téléphone portable, sisi...), nous n'avions que parfois moins d'une chanson pour faire le photoreport du concert, et au bout des trois chansons, les photographes qui n'ont pas pu passer...ne passeront pas... Anormal quand on a vu passer le gamin lambda avec son petit Coolpix ou petit Ixus et que le photographe officiel de tel ou tel magazine ou de certains gros sites web se retrouve sur la touche... Il fallait aussi faire son fan et venir tôt sur le coté de la mainstage pour pouvoir shooter les groupes.
Le décor de Slayer s'installe, et on apprend entre temps depuis l'espace presse que Korn, qui était présent sur le site en fin de journée, a décidé finalement de ne pas jouer et est parti, à  cause de la pluie...
La foule devient de plus en plus compacte...qui ne connaît pas Slayer, groupe mythique de trash métal qui a influencé toutes les générations qui ont suivi ? La recette de Slayer est la même depuis le début, en live j'entends : Décor sobre, deux gros murs de Marshall sur les cotés de la batterie double pédale de mister Lombardo, peu de communication entre le groupe et le public, mais ce public est présent, depuis toujours. L'un des rares concerts ou la quasi-totalité des festivaliers était présente. En live donc, Slayer, c'est une grosse claque sur la gueule ! La même grosse claque depuis des années, les mêmes grands classiques joués à  chaque concert. Slayer, c'est une recette qui marche, mais la même depuis toujours. Mais c'est toujours le même plaisir de déguster la recette !

Cannibal Corpse - www.myspace.com/thedeathmetalbandcannibalcorpse

JB : Quel mythe aussi que les Floridiens de Cannibal Corpse, quelle chance de les avoir sur cette affiche ! Certainement la plus grande référence qui soit en death-métal. Headbanging en continu, voix terrifiante, George Fisher n'a que faire de la pluie et du vent. Cannibal Corpse est là  pour son public et ne les décevra pas. On n'avait pas eu d'orage jusque-là , Cannibal Corpse est là  pour s'en charger ! Puissance et brutalité foudroyante, le groupe pulvérise la Gibson stage ! Mais pendant le concert dantesque des bêtes de scène, un coup d'Å“il en arrière vers la Main stage ne fait plus de doute, la batterie est démontée, le matériel rangé...
Malgré la furie Cannibal Corpse, le coup au moral se fait sentir, c'est bel et bien le dernier concert de ce décidément vendredi de folie. Qui plus est lessivé (terme pas tout à  fait adéquat !) par une journée passée dans la boue profonde, je me décide à  repartir accompagné de phiL vers nos tentes... Mais on entendra les rugissements de Corpsegrinder encore loin dans la nuit clissonnaise, certainement beaucoup plus calme d'habitude !...

phiL : Fin du concert, beaucoup se dirigent vers la Gibson Stage pour assister au concert des morbides Cannibal Corpse, alors que beaucoup aussi patientent devant la grande scène, les fans de Korn sont là .... Cannibal Corpse est en quelque sorte pour le death metal ce que Slayer est pour le trash : un groupe mythique qui perdure année après année. Là  aussi, là  recette des groupes de death su scène est un peu la même à  mon goût : Headbangs " circulaires ", gros blasts et double pédale. Ce groupe ricain de death metal tire son inspiration des films gore et l'assume totalement. Il suffit de lire les paroles ou ne serait-ce que les titres des chansons ou regarder leurs pochettes pour comprendre (aller, je vous mets même le lien, ça en vaut vraiment le détour : http://www.cannibalcorpse.net/discography.php. Malgré tout cela, CC est un groupe qui est loin de me séduire. Scéniquement c'est sympa pour les fans, sympa à  voir pour les autres, mais sans plus...

Korn

JB : C'était bien une info. Pas de review pour Korn, normal ils n'ont pas joué ! Dans un communiqué officiel Jonathan Davis explique que le groupe ne disposait pas des conditions nécessaires pour assurer le show. Trop d'humidité, protections pour le matériel et les musiciens jugées insuffisantes, risque d'électrocution, Korn a préféré renoncer.
Ce n'est pas le même son de cloche du côté de l'organisation du Hellfest qui annonce elle au contraire que toutes les normes de sécurité étaient bien requises... Qui a raison ? C'est la justice qui tranchera, en effet la direction du festival a tout simplement décidé d'attaquer le groupe en justice. Affaire à  suivre...
Ce qui est certain en revanche c'est que Korn a bel et bien empoché son cachet (ou une partie)... sans jouer. Gros coup dur pour l'organisation du festival et surtout énorme déception (doux euphémisme !) pour les fans qui sont donc privés pour la deuxième année consécutive de la présence du groupe mythique de Bakersfield à  Clisson.
D'un point de vue artistique pas vraiment au mieux (See you on the other side), lourds questionnements sur la mentalité du groupe, l'édifice Korn semble vaciller pour de bon...

phiL : De l'autre coté, sur la grande scène, on assiste non pas à  un montage de décor et balance, mais au démontage total du décor, des retours, des enceintes, etc. Malgré ça, nombreux fans semblent ne pas comprendre ou s'obstiner à  comprendre que ce soit normal. L'info avait circulé depuis l'espace presse comme quoi le groupe ne jouera pas, semble t-il que le secret a été gardé jusqu'au bout pour les festivaliers... Au bout d'une petite heure, alors que la scène est totalement vidée, deux hommes arrivent sur scène, pour un communiqué respectivement en anglais et français, citant que " pour des raisons indépendantes de [leur] volonté, le groupe Korn a décidé ne pas jouer ce soir, et à  quitter les lieux il y a 3h ". S'en suit que l'ensemble de l'organisation s'en excuse et comprend la déception du public, qui n'a pas attendu la fin du communiqué pour siffler et crier. Des chaises, bouteilles d'eau et autres volent vers la scène, le public est déçu, nous aussi. Caprice de ricain ou réelle motivation sécuritaire ? Sur le blog du MySpace du groupe, Jonatan Davis s'excuse et indique que faute de matériel conséquent pour protéger l'infrastructure scénique du groupe, le groupe a été avisé de ne pas jouer, afin d'éviter l'électrocution (Article ICI). On apprendra par la suite que l'orga du Hellfest compte poursuivre le groupe en justice. A qui la faute, on n'en saura pas plus....
Le malheur des uns fait le bonheur des autres, Cannibal Corpse, et Korn étant les deux derniers groupes a jouer ce vendredi, c'est CC qui a pu offrir à  leurs fans un rab plutôt conséquent, puisque que presque qu'une heure après, sonnait encore le son morbide venu de six pieds sous terre....
La première journée du Hellfest est terminée, chacun regagne ses tentes pour se reposer d'une grosse journée bien remplie en programmation, ce n'est que le début, deux jours encore et de nombreuses grosses montures sont à  venir. Le Hellfest porte décidemment bien son nom, et même si Stedim l'a affirmé, nous confirmons qu'effectivement, même en enfer, il pleut !!

 

Crédits Photos : Phil © E-ZIC.com

© - E-zic.com v3 : 2000-2008 - © Tous droits réservés - Reproduction Interdite - Hébergement OVH