Samedi 23 Juin 2007
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Vader - www.myspace.com/vaderpanzer666

JB : Réveillés par la pluie, pour fort heureusement sa dernière apparition avant plusieurs heures, la première grosse affiche de la journée s’appelle Vader, groupe de death-métal polonais à l’immense discographie, sous quelques rayons de soleils revigorants.
Quarante minutes d’intensité directe et inusable. Rythmiques de malades, blast sans économie, du death lourd et habile de part la relative complexité de titres joués. Mieux vaut s’accrocher pour suivre la cadence ! L’affaire est presque trop vite pliée, une dernière rasade aurait été la bienvenue ! Pas grave, on se rattrapera sur la suite de la journée, y’en a encore à s’en mettre plein la vue et plein les oreilles ! Vader aura laissé une très grosse impression en ce début d’après-midi.

phiL : La nuit fut courte… Dormir dans un camping peuplé de metalleux n’est pas de tout repos ! Je retiendrais tout de même ce concours de cris de personnalités plus ou moins beauf les unes que les autres. Difficile à retranscrire ainsi, entendre « PPDA » près de sa tente, puis un peu plus loin « Mireille Dumas » en réponse, et ainsi de suite pendant plusieurs heures (ah, la bière….), je dois avouer que le jeu est tellement bête qu’il m’a fait sourire seul dans ma tente, plutôt que de me plaindre de ne pas trouver le sommeil sous une tente heureusement bien moins humide que le sol de l’extérieur…
Après quelques courses du côté d’un Leclerc clissonnais plus rempli d’hommes noirs, tatoués et percés que d’habitants (mémorable souvenir pour qui y est passé aussi...), il est tant de regagner le site du festival, on l’espère moins glissant, même si la nuit et la matinée n’a pas été épargnée par la pluie. Le temps sera très clément pour le restant de la journée, et la principale satisfaction à notre arrivée sur le site est d’avoir pus trouver un sol bien plus rempli en foin que la veille (du moins devant la mainstage, le pit de la Gibson Stage laisse encore à désirer, même si de nombreux autres endroits sont devenu bien plus praticables que la veille, et c’est tant mieux).
Notre arrivé se fera donc sur fond de Vader, qui en est déjà à une bonne moitié de son set, mémorable pour ma part, n’ayant pas écouté le groupe depuis de bonnes années, je suis ravi d’entendre une musique qui se laisse écouter bien mieux que certaines années auparavant. Je m’en surprends, ce metal frôlant entre l’extrême et le trash assure une bonne prestation devant un pit bien rempli mais qui laisse à coup sûr nombreux de ses fans à l’extérieur, puisque qu’encore l’entrée sur le site se fait…lentement !

Korpiklaani - www.myspace.com/korpiklaaniofficial

JB : Une sacrée rencontre s’annonce avec les Finlandais de Korpiklaani. L’un des rares groupes de cette programmation à ne pas proposer une musique radicalement brutale ou macabre. Le groupe pratique un mélange inédit de rock-métal accommodé au folklore finlandais, avec violon et accordéon. Résultat de cette bien curieuse alchimie, les gens dansent réellement, loin des traditionnels circle-pits ! La chorégraphie ressemble vaguement à de la country et c’est assez amusant à voir ! Malheureusement le son n’étant pas au rendez-vous, et la succession des titres s’avérant au final assez lassante, je ne resterai pas jusqu’au bout. Mais on peut saluer l’originalité de la musique métissée des Finlandais et la programmation d’avoir tenter ce drôle de pari finalement réussi. On entendra encore parler de Korpiklaani dans les travées du Hellfest pendant tout le week-end !

phiL : Fin du set, direction la Gibson Stage ou va se produire Korpiklaani, groupe finlandais dont la principale originalité est de mêler musique metal aux hymnes traditionnels de leur contrée. C’est gai, efficace, accompagné de violon, flûtes et accordéon. La touche originale du fest qui fait du bien. La musique reste fidèle au festival mais la présence des instrus « non conformes » et aux chœurs emporte le pit dans une ambiance nordique. Une jolie découverte à écouter si l’on est de tendance traditionaliste !

Epica - www.myspace.com/epica

phiL : Du côté de la grande scène, c’est le show d’Epica qui se prépare. La touche de féminité du festival (qui n’est pas la première de la journée, puisque After Forever était passé avant Vader déjà). Un groupe osant encore mélanger les genres : Metal, voix mezzo-soprano de la chanteuse, et symphonies classiques. Sur scène le contact entre le groupe et son public est généreux. C’est agréable. La belle Simone Simons partage son chant classique avec la grosse voix de son guitariste. Joli set !

Kickback - www.myspace.com/kickback

JB : Rois du hardcore old school français depuis plus de dix ans, Kickback est aussi une véritable icône de l’underground national. On pouvait donc s’attendre à une prestation plutôt revendicatrice, voire hostile, et en effet on va être servi ! L’entrée en matière du chanteur se fait très explicite, empoignant son pied de micro qu’il balance dans la foule, heureusement sans dommages. Mais voilà les bases jetées, au propre comme au figuré, d’un concert dont on retiendra un groupe, et surtout un chanteur, extrêmement peu chaleureux, voire hautain et irrespectueux. Certes on n’espère pas pour autant une attitude déguisée mais il est assez rare de voir un groupe donnant autant l’impression de jouer pour lui et pour personne d’autre, et surtout ne donnant pas l’envie de les revoir un jour.

phiL : Pendant ce temps, de l’autre coté, résonne sur la Gibson Stage le début du set de Kickback, groupe parisien de hardcore à la fâcheuse réputation de ne pas avoir la langue dans sa poche. Kickback, c’est un peu noir ou blanc : On adore ou on déteste. Je ne connaissais le groupe que par son nom, deux chansons m’ont suffi pour me rendre compte à quel point ce groupe, et en particulier son chanteur, m’horripile. Dommage de voir une musique pourtant pas si mal que ça gâchée par l’extrême racisme musical et le comportement « j’me la pête » de son chanteur. Le show commence déjà par un lancé de pied de micro dans le public, qui lui-même sera insulté de « bouseux » entre deux chansons ; le chanteur égrène au long du set comportement fâcheux, discours d’une extrême fermeture musicale (« nous on est Kickback, on n’est pas ce foutu reggae de merde avec ces hippies et leurs djembés »…), le tout avec l’accent du fin fond de la cité. Un groupe qui restera pour moi l’intrus du festival, même si la foule se partage entre fans et majeurs levés. Tel est Kickback, un groupe que j’aurais vu pour la première…et la dernière fois.

Brujeria - www.myspace.com/brujeriaoficial

JB : Un drôle de groupe décidément que Brujeria. Mexicains, aux antipodes de la culture et des stéréotypes qu’on peut accorder au pays, Brujeria se distingue par une musique brutale et révoltée, masqués sous des foulards, accompagnés de visuels ultra gores (cf. certaines illustrations de pochettes de disque !). De plus les apparitions sur scène du groupe étant excessivement rares c’est donc un petit évènement que d’assister à un concert de Brujeria en France.
Très très gros son, paroles révolutionnaires tout en espagnol, les Mexicains s’éclatent tout au long de leur temps imparti, communiquant aisément et se faisant bien comprendre dans la langue de Cervantès, le concert de Brujeria est une grande réussite, appréciée visiblement unanimement.

phiL : Retour sur la grande scène pour un show fortement conseillé par mon acolyte JB : Brujeria. Un de ses fameux all star band qui a vu passer de sacrées montures de la scène metal, et pas des moindres : Membres de Faith No More, Fear Factory, Sepultura, etc). Les membres sont à moitié masqués derrière leurs bandanas et nous assènent d’un gros metal lourd à souhait. Le show dure 40 minutes, presque trop court pour moi qui fais à nouveau la découverte d’un très bon groupe. Pendant ce temps, non loin de la régie de la grande scène, une bataille de boue a commencé. Une bonne dizaine de festivaliers oublie la boue pour leur plus grand plaisir…et ceux des spectateurs ! La rumeur a couru comme quoi la veille, avant Hatebreed, une bataille entre deux anglaises bien remplies en alcool, et en soutien gorge avait fait de même, dans un esprit plus « catch » ! La boue, malheur des uns, délires des autres ! En prime, vous aurez sur leur MySpace des vidéos de ce concert (qui comme vous pourrez le constater se termine en musique par une parodie d’un certain tube de l’été, « Macarena », dont le principal mot du refrain se transforme en « marijuana » !

Walls Of Jericho - www.myspace.com/wallsofjericho

JB : Quelques mots seulement sur Walls Of Jericho car aperçus vite fait de loin, ce qui d’ailleurs restera un regret ! Parce que Candace est tellement stupéfiante sur scène de par l’énergie déployée que ça méritait bien un concert entier ! Dommage, j’espère à une prochaine fois.

phiL : Retour à nouveau de l’autre coté, pour le show hardcore de Walls Of Jericho. Une autre touche féminine mais dans un registre beaucoup plus violent. Difficile de rester de marbre devant ce groupe. Grosse puissance, grosse voix (et oui). WOJ, c’est énergique, ça envoie de partout, et la chanteuse a même le paradoxe de nous adresser de supers sourires entre deux chansons. Une certaine sympathie agréable venant d’un groupe qui n’a plus rien à prouver devant son public (môssieur Kickback devrait en prendre de la graine !). Sacrée découverte, courez acheter l’album !!

Amon Amarth - www.myspace.com/amonamarth

phiL : Vers la grande scène, on fait place à un décor très Viking. Et pour cause, Amon Amarth arrive bientôt avec son metal venu tout droit de Suède. L’entrée en scène se fait par un « combat » entre deux vikings. Original. Un show assez plaisant, une voix lourde et puissante menée par un chanteur relativement impressionnant, et un public qui apprécie.

Defdump - www.myspace.com/defdump

JB : Un petit tour du côté de la Discover stage pour assister au concert très offensif de Defdump !
Hardcore déjanté et hystérique, un peu à la Dillinger Escape Plan, les Luxembourgeois s’en donnent à cœur joie, en particulier son très impressionnant bassiste lançant son instrument avec lequel il semble nouer une véritable osmose ! Le résultat est très remuant, voire pourquoi pas dansant, très bon concert et très bon groupe.

phiL : Premier tour journalier (et dernier) du côté de la Discover Stage pour aller assister au show de Defdump, hardcore luxembourgeois. Un groupe de scène, c’est clair. Le bassiste envoie sa basse valser un peu partout, les membres bougent de partout, c’est hargneux. Musicalement je suis sur ma faim, une certaine inventivité musicale, mais la voix ne suit pas, quand elle est criarde, elle stagne sur le même ton de voix. C’est plat et sans variations. Les passages clairs plus émotifs sont presque plus agréables à écouter, et le potentiel vocal du chanteur se fait plus sentir lors de ces passages. Dès que ça crie, c’est moche et avec un sacré air de déjà-vu ! Juste un avis personnel bien entendu, l’assistance était au rendez vous et le groupe mène sur scène un show plutôt efficace.

Fubar

JB : Fubar, groupe présenté « grind-core oldschool », rien que l’intitulé valait la peine de passer un peu plus de temps que prévu sous le chapiteau de la Discover stage. On a peut-être une idée sur ce que ça doit être mais concrètement, qu’est-ce que ça donne ? Comme on pouvait s’y attendre, du très gros son, survitaminé, incroyablement rapide, du blast à outrance. Pas de mélodie les Hollandais ne sont pas là pour ça, mais ça attaque, ça retourne et ça met K.O. en un rien de temps ! Jolie démonstration de concert express qui écrabouille !

Pain Of Salvation

JB : Peut-être l’un des groupes offrant la plus grande palette de musicalité du festival ! Pain Of Salvation, assez éloigné du métal finalement, joue avec les tendances et n’hésite pas à s’ouvrir, voire s’évader vers toutes ses inspirations illimitées. Passant du rock à la disco, les Suédois expérimentent à tout va. Un résultat étonnant mais qui ne semble pas plus que ça soulever d’intérêt de la part du public qui ne bouge pas autant que la musique. Certains même s’adonneront à une bataille de boue générale en marge de l’assistance qui restera à coup sûr dans les mémoires du Hellfest 2007 pour longtemps !

Napalm Death - www.myspace.com/napalmdeath

JB : Avant même l’entrée des musiciens sur scène, il fallait se préparer à l’avance à recevoir une sacrée décharge de décibels de la part du groupe anglais, fondateur du deathcore !
On se sera pas déçu, malgré les années d’activité de Napalm Death, malgré la nouvelle coupe de cheveux de Barney somme toute très classique, l’énergie, la démence, l’excès n’ont pas quitté les Anglais qui joueront 40 minutes de matraquage sonore comme ils l’ont toujours fait, à fond, sans restrictions et sans limites ! Si ce n’est la durée du set peut-être un peu courte, d’autant plus que la programmation n’attend pas et que Children Of Bodom est déjà en piste de l’autre côté du site…

phiL : Quelques chansons et puis s’en va….Surtout que le poids lourd du death Napalm Death arrive bientôt sur la Gibson Stage pour un show violent. Non pas que je sois fan, loin de là, Napalm Death fait partie des groupes dont je veux voir le potentiel scénique sans forcément apprécier le reste. Chose faite, il ne manquerait plus qu’au chanteur que quelques dizaines de centimètres de cheveux pour pouvoir s’adonner à fond à son jeu de scène des plus énervé. Le reste du groupe a de quoi faire, la tignasse est là, et le grind se fait sérieusement entendre du coté de la scène. Du lourd et du violent, c’était Napalm Death !

Children Of Bodom - www.myspace.com/childrenofbodom

JB : Groupe finlandais à la réputation de très grande classe, mais ne les ayant jamais écouté, je me dirige vers le concert de Children Of Bodom avec perplexité. C’est clair que ça joue, c’est technique, c’est rapide, et c’est symphonique. Mais finalement je n’en ressortirai pas vraiment convaincu, la médiocrité du son de clavier, voire sa présence tout court ne me subjuguent pas.

phiL : Je n’ai pas attendu la fin du concert de NP pour me rendre du côté de la grande scène pour un show fortement attendu pour beaucoup… comme pour moi même : Children Of Bodom ! Pourtant peu amateur de musique extrême (quoique je dois avouer que ce festival m’a quelque peu converti !), COB est l’un des groupes qui a su mêler les influences black (par le chant) au heavy (par la mélodie). La technique redoutable de son guitariste chanteur n’est plus à prouver, les solos sont efficaces et expressifs, même dans les avalanches de note (contrairement à un groupe comme Slayer). Un show mémorable, le groupe est carré, enchaînent les titres récents et plus anciens. La seule chose à reprocher au groupe, ou plutôt à Alexi Laiho (le chanteur), c’est la présence de ses trop nombreux « fuck » et « fuckin’ » dans les speechs d’entre deux morceaux (au moins trois par phrase, facile !). Un détail à la noix, mais qui lasse énormément lorsque vient le temps de l’entendre parler ! Néanmoins, même si COB fait partie des groupes qui nous servent le même schéma au fil des albums, il n’en reste pas moins un grand groupe à la technique irréprochable.

Moonspell - www.myspace.com/moonspell

phiL : La nuit est déjà presque tombée quand vient l’heure du show de Moonspell. Dur pour un groupe comme celui-ci de jouer de jour… La musique de Moonspell est sombre, gothique, et vient tout droit du Portugal ! (Qui a dit que j’étais patriotique ?!!) . Je ne retiendrais du show de Moonspell que cette ambiance qui est chère au groupe, et je dois avouer ne m’être arrêté que rapidement sur le show des gothiques portugais, ça headbangue moins, la musique est plus recherchée et moins brutale que ce qui est venu et à venir…

Immortal - www.myspace.com/immortal

JB : Que les fans du genre ne m’en veulent pas mais musicalement, le black-métal ne me touche ni ne me concerne pas. Pourtant il n’était pas concevable de ne pas assister au concert de l’un des géants de la catégorie, Immortal.
Mais les débuts sont compliqués pour les Norvégiens, quelques notes et quelques effets fumigènes auront eu raison en un rien de temps du groupe électrogène ! Tout s’éteint d’un seul coup, on entend au loin les cymbales du batteur sonner dans le vide jusqu’à ce qu’il s’arrête comprenant le faux départ. Et il faudra au final pas moins de cinq tentatives pour que le courant parvienne à se stabiliser et à suivre la machine infernale Immortal ! Quant au reste du concert, malgré un son plus que moyen, je finis tout doucement (bien que le terme ne soit pas trop approprié à la musique jouée sur scène !) à me plonger dans l’univers glacial et macabre du trio norvégien, agrémenté de quelques effets pyrotechniques. Bon concert donc et plutôt bonne impression.

phiL : Passage de l’autre côté pour aller vers la grande scène, pour un show plus qu’attendu par ses fans… Immortal. Et c’est là la force de l’édition Hellfest 2007 : Autant le vendredi soir a pu voir passer sur ses scènes la plus grosse pointure du trash (Slayer), autant le samedi est consacrée à l’une des plus grosses montures du black : Immortal. Inutile de dire que le pit se densifie relativement vite, on comprend que tout le monde est impatient ! J’apprends entre temps que le groupe fait régulièrement usage à la pyrotechnie lors de ses concerts, ça risque d’être sympa... et effectivement, l’entrée en scène est quelque peu originale… puisqu’elle se fait attendre ! Après une intro venant de la régie, vint le temps d’une explosion pyrotechnique, et là où l’on s’attend à voir le groupe, on en arrive à un silence scénique…Bide total j’oserais dire. Que pasa ? De mon point de vue (depuis la file d’attente du pit photographe), je ne perçois pas grand-chose et ne comprends pas ce qui se passe. Au bout de quelques minutes, et sans explosion, le groupe arrive et commence son show pour une heure de gros black légendaire. Le public semble apprécier, la performance est moindre que certains groupes taillant dans l’ultra rapide et dans le blast quasi permanent, il faut aimer la musique pour apprécier le show, ce qui est de loin mon cas, je resterais ravi d’avoir pu voir ce groupe culte se produire sur scène, qui sera entrecoupé par une démo des performances de cracheur de feu du chanteur, ainsi que de quelques pyrotechnies pendant les chansons.

Therion - www.myspace.com/therion

JB : therion était l’une des grandes curiosités du festival et par conséquent l’un des plus attendus. Ne les connaissant que de nom, il s’agira pour moi d’une totale découverte. Métal symphonique plutôt alléchant, chœurs féminins, effets empruntés à la musique classique (ça me fait presque penser à du Magma version métal !), l’ambiance théâtrale et romanesque qui se dégage du groupe est assez saisissante et semble parcourir les travées de la Gibson stage avec beaucoup de succès. Là aussi les échos d’après concerts seront très flatteurs envers le groupe suédois.

phiL : Moment très attendu pour beaucoup aussi… Therion, dont l’alternance de passage entre les groupes d’une scène à l’autre n’a pas joué en faveur du groupe puisqu’il se produit sur la scène moyenne. Or, un groupe comme Therion, qui a la particularité d’avoir un bon nombre de personnes sur scène (de par la présence d’un chœur, ici réduit, mais présent) et un jeu scénique relativement efficace, se devait de jouer sur la grande scène ! Bonne prestation, rapide pour la part, dont je retiendrais la citation du chanteur reprochant la mauvaise organisation du festival.
A croire que même du côté des groupes, l’ambiance n’est pas à la fête. Certes, le temps a rendu les organisateurs un peu dépassés, mais entre l’entrée sur le site trop longue et ambiguë (fouille excessive un jour, passage comme une lettre à la poste le lendemain), les toilettes bien trop rares (sauf un +1 pour une association « Toilettes sèches » aux vertus écologiques, fonctionnant sans eau, et le tout rempli de bonne volonté, d’humour, et surtout de propreté…chapeau !), et le prix des stands sandwichs/frites encore une fois exorbitants, surtout quand il faut rajouter un euro pour avoir des frites avec, il y en a effectivement à redire sur l’ensemble de l’organisation. Même si, en bon point, on peut noter le prix des boissons relativement bas (3 euros le premier verre, et 2 ensuite grâce à un système de consigne), mais fonctionnant avec un système de jetons peu pratique (surtout quand il n’y a que quelques caisses pour environ 12000 personnes par jour !)… tout ceci n’a pas empêché le public d’être là et Therion, ainsi qu’aux autres groupes (sauf Korn), de jouer sur scène.

Type O Negative - www.myspace.com/typeonegative

JB : Groupe mythique de la mouvance gothique, même si je ne suis plus leur actualité, une nouvelle fois on a le droit à une sacrée tête d’affiche et au plaisir de découvrir ce gigantesque gaillard qu’est Peter Steele ! Quelle voix, quel charisme, même si visiblement lui aussi peu satisfait des conditions, le géant vert est très, très impressionnant sur scène. Mais Type O Negative ayant le désavantage d’être le dernier groupe à jouer ce soir, j’assisterai à la toute fin du concert depuis ma tente ! Heureusement le son et surtout la voix portent, je n’aurai aucune peine à savourer les principaux tubes du groupe issus des albums October rust et Bloody kisses.

phiL : Set rapide donc pour moi, il est temps d’aller patienter sur le coté de la scène pour pouvoir être dans les chanceux (et oui, faut toujours être en avance pour shooter au Hellfest !) à pouvoir accéder au pit photographe pour la tête d’affiche du soir : Type O Negative. Groupe lui aussi presque culte, jouant dans le registre gothique aux nombreuses influences, jouant avec les ambiances (surtout grâce au son unique de la basse et de la guitare, mêlant, pour les deux, distorsion grasse et chorus, ainsi que la voix de Peter Steele, elle aussi unique, car pouvant toucher au registre de l’ultra grave). Bref, Type O, c’est le genre de musique à éviter pendant les moments de dépression… Premier détail à l’arrivée du groupe, l’humeur de Steele… Assez surprenant de voir leur entrée en scène improvisée, Peter Steele sortant au micro une sorte de « Vous aller me monter le volume de ce retour putain de merde ! », puis accordant sa basse en live. On a vu mieux comme entrée en scène... Lui aussi est fâché par l’orga du festival ? À croire que oui. Ce soir le groupe est là et ne fera que le minimum syndical : jouer sa setlist, point barre. D’ailleurs, tout au long du concert, le dialogue entre le groupe est le public est inexistant. Et même si à cause de la fatigue, nous partons rejoindre nos tentes et entendrons la fin du concert depuis celles-ci, nous entendrons tout de même son « Thank you, goodbye » sec et expéditif qui nous ferons comprendre que l’imposant Peter Steele et sa bande avait d’autres préoccupations ce soir. Un certain plaisir de les avoir enfin vu sur scène, peut être de meilleure humeur la prochaine fois (même si paraît-il, il est rare de trouver Peter Steele de bonne humeur !).
La fin du set se fait donc pour notre part sous la tente, et il en fut peu pour nous tous pour gagner les bras de Morphée. Délires gutturaux ou pas dans le camping, la fatigue est là, et il reste encore une journée !

 

Crédits Photos : Phil © E-ZIC.com

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