Vendredi 2 Juillet 2004.
Cliquez sur les groupes ayant leur nom en rouge pour voir leur album photo.

Retour


NO ONE IS INNOCENT
Grande Scène//17h30
MH : A peine arrivés et les tentes péniblement montées, nous cheminons péniblement (ok, par bus...) jusqu'au site de concerts. Tant pis pour Luke qui ne nous ont pas attendus pour terminer leur set, c'est donc vers les (le) ressucités du jour, No One Is Innocent, que nous nous précipitons.
Désormais drivé par le seul Kmar, mais efficacement supporté par des musiciens qui n'en sont pas à leur coup d'essai  (Oneyed Jack, Lycosia...) No One est devenu plus Rock'n'Roll, moins fusion, moins Indus, bref, plus naturel.
Kmar se fait plaisir, ses acolytes aussi et nous assènent aussi bien les grands classiques : La Peau, N'y a-t-il que la guerre que pour tuer le silence, Nomenclatura (réorchestré pour l'occaz et mixé avec la fameuse reprise des Bérus évoquant la jeunesse et le Front National) avec des nouveautés telles que Revolution.com ou encore une très très originale diatribe contre W. Bref, le (nouveau) groupe a su se faire accepter sans mal et a réussi à faire revivre l'esprit No One.
JB : La reformation de No One dont seul Kmar est le rescapé étant très récente, se retrouver sur la grande scène aussi fraîchement n’est pas chose banale. C’est aussi le concert qui lance véritablement ces Eurockéennes 2004, du moins ceux de cette fameuse grande scène. Le show de No One Is Innocent se partagera entre de très intéressantes nouvelles compos, clairement fusion avec un nouveau gratteux très rock dans l’attitude (même s’il aurait pu se dispenser du démodé massacre de guitare de fin de concert) et les anciens morceaux époque premier album et « Utopia », avec un « Nomenklatura » retravaillé à la sauce Bérurier Noir d’anthologie en final. Kmar compense un timbre de voix malheureusement pas très agréable par une énorme énergie sur scène, n’hésitant pas à slammer dans la marée humaine. L’un des premiers concerts de No One Is Innocent depuis la renaissance, certes tronquée, du groupe est une excellente entrée en matière pour ces nouvelles Eurocks. On attend la suite avec impatience, à la fois du festival et de No One, et en particulier la sortie du nouvel album fin août. No One 2004 ça donne l’eau à la bouche… un avant-goût de la tempête de poussière qui s’annonce…
Alice : C’est le premier concert que l’on a vu en arrivant au festival, et ma foie c’était une bonne entrée en matière ! Le chanteur a vraiment la pêche, et s’est jeté corps et âmes dans la fosse, en essayant de slamer, rattrapé par les gars de la Sécu ! C’était vraiment euphorisant ! le chant m’a vraiment fait penser au Rage Against The Machine, et la musique était vraiment entraînante. Le guitariste a essayé de casser sa gratte à la fin du concert : putain c'est vachement costaud ce machin ! Ce geste n’a pas mis la foule en délire comme ce qui aurait peut être été souhaité, mais a plutôt surpris… Bizarre...
JB : Pas vraiment amateur de rap, surtout en live, je me décide quand même à aller découvrir Iam sur la grande scène. Quitte à assister à un concert de rap, autant que ce soit celui d’un des très grands noms du hip-hop français. Perplexe au début, plutôt convaincu à l’arrivée, le groove des marseillais finit irrémédiablement par vous envahir, la parfaite coordination des trois chanteurs est belle à voir. Je n’assisterai cependant pas à la totalité du concert. Dommage que l’absence visuelle et scénique du rap en général se fasse trop ressentir.

I AM
Grande Scène // 19h30
MH : I AM, c'est pas a priori la tasse de thé d'E-zic, mais force est de reconnaitre le naturel de ces vétérans du Rap sur scène, à l'aise comme personne, en imposant par leur naturel, et accueillis avec enthousiasme par le public. Mention spéciale aux deux choristes particulièrement craquantes.

FRANZ FERDINAND

Chapiteau // 20h45
MH : Franz Ferdinand aura sans doute fait l'une des prestations les plus remarquées du Festival, rameutant une foule compacte sous le chapiteau. Il ya quelque chose des Stranglers et de Joy Division/New Order dans FF, et surtout une attitude classy qui assume complèrtement le côté hype qui les entoure. Le show était gonflé à bloc, assénant avec réussite la plupart des morceaux de l'album ainsi que certaines chansons plus rares. Soulignons enfin l'aimable attention du chanteur qui s'adressa entièrement en français au public. "Vraiment très très bien!"
Alice : M M M M Mmmm.. sacré M! M a fait un show vraiment travaillé, avec des chorés, des guitares volantes...! sa musique est véritablement éclectique, à la fois rock avec des soli de guitares qui lui sont bien particuliers, à la fois techno avec des grosses basses et du rythme, et proches des musiques du monde, (rythme africain pour Mama Sam..) en bref, ce concert était vraiment étonnant! une critique: un côté infantilisant qui n'a certainement pas déplu à tout le monde..

-M-

Grande Scène // 21h45

JB : L’une des attractions de ces Eurocks 2004. L’un des trublions de la chanson française, personne n’est véritablement capable de définir sa musique et pourtant tout le monde l’adore, appelons ça de la -M-usique ! Et ce concert des Eurockéennes n’aura pas d’autre issue que de conforter le succès de -M-. Enorme affluence bien évidemment, grande scène aménagée au visuel du dernier album « Qui de nous deux ? », les musiciens suivis du magicien guitariste font leur entrée par la rosasse de résonance de la guitare géante.
Tous les tubes sont interprétés, du moins presque tous, et font un tabac, de « Je dis aime » à « Qui de nous deux ? » en passant par « La bonne étoile », « Monde virtuel », « A tes souhaits», « Le réflexe du corn flakes »... Manquera notamment à la set-list « Le mec hamac », peut-être mon titre préféré.
-M- est un très impressionnant guitariste, techniquement proche de la perfection, le personnage est clownesque et capable de partir dans des délires hendrixiens, funkys ou technoïdes assez stupéfiants. -M- est un artiste attachant et chaleureux, communicatif, quelques spectateurs sont invités à venir danser avec le groupe sur scène. Malheureusement, le groupe ne bénéficiant que de 75 minutes, le concert semble un peu court, cela n’empêchant pas un dernier rappel mais on en revoulait encore, l’ambiance de ce concert laissant tellement vaguer à l’insouciance !
-M- est sans aucun doute l’un des concepts les plus créatif et novateur de ces dernières années en France.


BEN KWELLER

Loggia // 23h15
JB : Du rock’n’roll à 100 % ! Noisy, efficace, rentre-dedans, Ben Kweller ne fait pas vraiment dans la dentelle mais dans l’esprit rock bien comme il faut. Du roots version guitares saturées mais sans toute fois négliger radicalement la mélodie. Groupe intéressant.
MH : Placebo arrive enfin, devant une foule émoustillée et chauffée à blanc et délivrent un set inspiré. Enquillant les tubes, dont certains largement remaniés pour la scène, Brian Molko et ses acolytes, après avoir requis la protection du public, emennèrent ce dernier au plus profond de ses désirs.

PLACEBO

Grande Scène // 0h15

JB : La tête d’affiche de ce vendredi soir a transformé le pourtant vaste espace consacré au public de la grande scène en une gigantesque marée humaine. Même relativement loin de la scène, le public est totalement tassé. C’est cela l’effet Placebo !
Le trio britannique emmené par l’unltra-charismatique Brian Molko et par le carton de « Sleeping with ghosts », leur dernier album en date, ont fait de Placebo l’un des leaders de la scène pop-rock internationale. Ceci explique un concert très attendu.
Le titre « Taste in men » est le premier d’une longue série dont ressortiront les albums « Sleeping with ghosts », encore lui, avec un « Protect me from what I want » en français de circonstance et « Without you I’m nothing » comme les fers de lance de Placebo en live. La voix de Brian Molko est obsédante, j’ai l’impression d’avoir passé la nuit avec sa voix en tête ! Dommage que les guitares manquent toutefois légèrement de punch. Le concert de Placebo est presque trop parfait, le côté émotionnel n’étant pas toujours au rendez-vous mais quelle bien belle démonstration de talent !

Alice : Désolée pour les fans, mais leur prestation scénique m’a laissé de marbre… C’est vrai que je n’aimais pas particulièrement le groupe, mais j’avais osé espéré changer d’avis en les voyant sur scène : malheureusement ça n’a pas été le cas. On m’aurait passé le cd à fond, ça m’aurait fait le même effet… ! Je ne dis pas que c'était nul, c’était sympa à écouter, mais trop répétitif à mon goût ! Sa voix nasillarde ne m’est pas agréable à l’oreille ! Question de goût ! Dommage !


CAPLETON
Chapiteau// 1h45
JB : Deux ans après Sizzla, l’autre grand nom de ragga jamaïcain est présent ce soir aux Eurockéennes. Malgré l’heure tardive, il y a foule sous le chapiteau, les drapeaux aux couleurs rasta s’agitent mais il aura fallu patienter pas loin d’une demi-heure pour enfin assister à l’arrivée sur scène de Capleton. Avant cela, le chauffeur de salle traditionnel des concerts reggae m’aura limite casser les oreilles à répéter continuellement les incontournables « are you ready ? are you ready ? ». Au bout d’une demi-heure ça devient saoulant !
Enfin déambule sur scène le griot jamaïcain pour un concert qui n’en sera finalement pas vraiment un. Les morceaux reggae sont entraînants mais dès que les accélérations laissant place aux passages ragga se font sentir, Capleton s’éteint pour faire repartir le morceau du début. Et ce sera ainsi pendant tout le concert. L’effet décousu est garanti, les morceaux n’ont ni queue ni tête. Un Capleton visiblement pas très énergique et inspiré, qui ne cherche pas à enflammer le public, ce que sa musique est pourtant supposée déclencher. Un peu blasé, je décide au bout d’une heure de ce bien curieux spectacle de rejoindre mes camarades au camping.
En ce qui me concerne, ce concert de Capleton sera la déception de ces Eurockéennes.
© - E-zic.com v3 : 2000-2012 - © Tous droits réservés - Reproduction Interdite - Hébergement OVH