Alice : La première chose qui m’a étonnée a été la façon dont bouge la chanteuse dès les premières secondes de musique : son long et mince corps s’ondule comme un chamalow ! Pour elle, pas besoin d’échauffement avec le public ni de préparation, elle bouge sans hésitation et ça lui confère un charme tout particulier ! La deuxième chose qui m’a étonnée a été sa voix : et oui, elle ne sait pas toujours chanter juste... et ça gâche quand même la qualité de leur prestation ! :-/ La musique est vraiment sympa mais c’est la personnalité de la chanteuse qui fait la différence… !
Xavier : Après une courte nuit au camping des Eurockéennes toujours aussi déchainé, on rentre dans le vif du sujet avec AS Dragon. Malgré un charisme assez impressionnant de la jeune chanteuse délurée, le groupe ne m'a que moyennement convaincu. Malgré de bonnes chansons accrocheuses, le chant est plus que moyen et l'ensemble un peu brouillon, c'est dommage.
Xavier : L'étape suivante se nomme Girls In Hawaii. Je n'ai vu que les 3 derniers titres, mais ce fut une très bonne suprise. Le rock endiablé des belges a bien fait trembler le chapiteau.
JB :
Un groupe de reggae allemand est programmé sur la grande scène ce samedi après-midi : Seeed. Grand amateur de reggae en général, je me presse pour aller découvrir ce groupe qui m’était inconnu, il est vrai que le reggae allemand n’est quand même pas très réputé. Bien m’en a pris ! J’ai tout simplement assisté à l’une des découvertes de ces Eurocks ! Reggae ultra festif et varié entre roots, ska, ragga, excellente attitude des trois chanteurs et de tout le groupe en général, Seeed aura certainement fait pas mal d’émules en ce samedi ensoleillé. Une grande réussite et un nom à retenir. Si vous aimez le bon reggae, je vous conseille Seeed !
MH : Les allemands de Seeed avec leur reggae festif et dynamique imposèrent une bonne humeur communicative et amenèrent le soleil avec eux. Très sympathique.
JB :
Encore un groupe à classer au rayon des très bonnes surprises de ces Eurockéennes. Shrink Orchestra est un groupe issu de la programmation tremplin du festival. Même si je n’ai pu entrevoir qu’une fin de concert, les quelques morceaux auxquels j’ai pu assister m’auront laissé une excellente impression. Une sorte de mélange entre dub et ragga, un joli compromis entre chant énergique et musique planante, la loggia apprécie. Encore un nom à retenir…
Alice : PJ Harvey: C'est cette créature, mi ange mi démon, qui m'a sorti de mon coma, provoqué par une insolation et des coups de soleil qui m'avaient flingué le cerveau depuis 15h de l'aprem...! et oui cette fille est vraiment exceptionnelle...! habillée d'une robe méga courte qui lui allait à merveille, PJ Harvey a chanté avec une foudroyante passion! ses airs de garce narcissique et hystérique se mélangent à son charme angélique naturel..! le contact avec le public a vraiment été bon, n'hésitant pas à recommencer une chanson à cause d'une faute du guitariste. La chanteuse a montré du doigt son guitariste en riant avec une agréable simplicité! Bref, ce concert est celui qui m'a le plus tansporté depuis le début de ce festival!! Alors vraiment: BRAVO PJ! :-)
JB : Encore un phénomène de la pop britannique. Ceci dit c’est en novice ou presque que je vais assister au concert de PJ Harvey, l’un des concerts attendus de cette tristounette journée de samedi en ce qui concerne la programmation.
La musique de PJ Harvey, plutôt rock mais assez calme dans l’ensemble est très agréable d’écoute, la voix de la rockeuse est délicieuse, douce, mélodique, presque berçante. PJ Harvey est détendue, limite hilare après la bourde de son guitariste, sa bonne humeur et sa musique sont communicatives, le plaisir se trouve à la fois sur scène et dans le public. Concert très réussi.
MH : Que dire de plus sur PJ Harvey? Pas grand chose sinon Bravo Polly Jean, en
effet! De mon côté, il m'a fallu, hélàs, briser l'echantement pour tenter d'investir l'espace photo du chapiteau pour la prestation de l'unique et monumental Alain Bashung.
MH : Aristocrate romantique et maudit, de cuir vêtu, entrant sur scène comme on entre en guerre, Bashung m'a personnellement mis à terre. "Faites monter l'arsenic..." et les frissons; Bashung tînt en haleine une foule compacte, soutenu par un light show magnifique et de superbes projections vidéos. A la fois rock et orchestral, le set s'attarda sur Fantaisies Militaires et l'Imprudence, mais aussi sur les classiques de Osez Joséphine, ou encore le touchant "Bijou, bijou". Immense!
Alice :
Je crois qu’ils étaient bien décidés à toucher leur cachet tellement leur motivation paraissait faible ! J’ai été choqué par la manière dont Franck Black buvait sa bière sur scène à la fin du concert au moment du rappel, (l’air de dire : « j’en ai rien a foutre de vos cris de relance ») et la façon dont Kim Deal fumait sa clope en même tps que de jouer les morceaux. Néanmoins, il est vrai qu’ils se sont un peu décrispés au fur et à mesure, laissant transparaître quelques sourires… la qualité musicale a tout de même était bonne : les fans ont quand même pu profiter de cette interprétation, et se laisser porter par la jolie voix de Kim.
JB : L’une des légendes du rock US, peut-être le groupe à l’origine de la déferlante grunge de Seattle du début 90’s. En tout cas l’un de ceux qu’inspira un certain Kurt Cobain… Le groupe vient de récemment relancer sa carrière et joue ce soir en tête d’affiche sur la grande scène. Les Pixies remporteront ce soir davantage un succès d’estime qu’autre chose, les membres du groupe sont vieillissants, comment peut-il en être d’ailleurs autrement, et restent très statiques sur scène. N’étant pas, malgré leur réputation, un fin connaisseur du groupe, je découvre plus ou moins le répertoire des Pixies. Quelques titres me sont quand même familiers mais globalement un concert qui ne restera pas vraiment dans les mémoires, le groupe restant trop distant avec le public, trop concentré sur ses instruments malgré quelques bonnes intentions.
MH : "Death to the Pixies" ou bien "Pixies not dead"? Un début de set statique laissa un instant présager du pire pour la prestation des revenants de Boston. Un Wave of Mutilation glacial, une Kim Deal boursouflée, et un Frank Black (Black Francis?) qui tire la tronche, bref ça fait un peu peur. Puis, petit à petit, le groupe se decrispe, les classiques s'enchaînent, et on les sent un peu revivre. Finalement, après le devenu culte "Where is my mind?" et une démonstration électrique des familles du père Santiago, le groupe parvient à faire en sorte que tout d'un coup, on se retrouve à la fin des années 80, tout ado, à hurler "Debaaaaasseeeeeerrrrr!". Et ça fait du bien.