Dimanche 4 Juillet 2004.
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X-VISION

La Plage// 17h00
MH : Occupés que nous sommes à recharger nos batteries, et surtout à récupérer d’une soirée et d’un tout début de matinée fort éprouvants (isn’t it, JB ?), nous laissons donc jouer les excités de An Albatross et Serotonine en notre absence.

C’est donc sur la scène de la Plage (sans Leonardo) que commence pour moi ce dimanche. Les kids sont déjà bien chauds (aidés par un soleil de plomb)  et s’entassent devant les barrières, moult signes de la bête sont adressés à une scène pour l’instant vide, et une rumeur commence à s’élever : « X-Vision ! X-Vision ! X-Vision ! ». Vraisemblablement, les petits français ont un public ! Force est de reconnaître l’efficacité du groupe qui délivrera un power metal très carré qui ravira ses jeunes fans. Puissance et précision donc, mais le groupe, très propre sur lui, manque encore un peu de ce vice, de cette souillure qui fait l’âme du rock’n’roll.

JB : Quand on pense à ce qui nous attend dans cette fantastique journée en matière de gros son, on n’imaginait pas forcément se prendre une claque aussi tôt. Ce sera pourtant chose faite grâce à X-Vision qui aura peut-être joué en ce dimanche le concert de sa vie ! Métal plutôt bourrin, carré et ultra efficace, c’est un très grand spectacle que nous offre les messins. Le succès gagné par X-Vision cet après-midi se trouve bien au-delà des prévisions, le public est très nombreux sur la plage et incroyablement enthousiaste, ovationnant pendent de longues minutes le groupe ne pouvant jouer le rappel que tout le monde réclame à cause de problèmes techniques. Les membres d’X-Vision, conscients de l’énormité de leur prestation, ne semblent pouvoir se résoudre à quitter la plage conquise de si belle manière, profitant au maximum de l’instant. Nul doute que ce concert des Eurockéennes restera inscris bien longtemps dans les anales du groupe lorrain. Un groupe à suivre désormais de très près dans la scène métal française.
Alice : je n’ai vu que les 3 premières chansons, donc je ne peux que donner une impression fragile de ce groupe : j’avoue que je n’ai pas tellement aimé la violence de cette musique. Par contre il faut bien reconnaître qu’ils ont réunis plus de personnes que je n’en avais encore jamais vu sur la Plage… et c’était vraiment impressionnant de voir le public bouger autant ! leur style très soigné (look, coiffure, vêtement impeccables…) ne m’a pas semblé collé à la musique révoltée qui est jouée… ! C’est comme en décalage… ! Mais bon, à suivre…

MH : Pas le temps de trop se laisser prendre au jeu, car sur la grande scène, c’est le Svink qui pose ses marques, un petit sprint et hop, nous y voilà ! Bon, des Svinkels, jusqu’ici je n’avais eu que (bonnes) rumeurs et commentaires enthousiastes du père Ring et bien sûr, j’étais tombé sur un clip qui voulait réveiller le punk qui était en moi. Bon a priori donc, mais léger doute quant à la pertinence du choix de la grande scène pour ces sympathiques soiffards. Arrivé deux-trois chansons après le début du set, les Svinkels eux-mêmes s’étonnent de préparer une scène qui sera plus tard foulée par les bottes de Slipknot et les adidas (puma ?) de KoRn. Et pourtant, Gérard, Nikus, M. Xavier et DJ Pone vont, au cours d’un set long et dopé à la bibine, et, devant le front chapeauté et les yeux ébahis de l’ami Gui de Champi, créer le premier mouvement d’émeute de ce dimanche, faisant soulever un énorme nuage de poussière rouge de devant la scène. Une bonne part des deux albums du groupe y passe, alternant délires éthyliques et revendications antiracistes pour culminer sur Ca n’sert à rien, le très « power trio » Plutôt Mourir (poses à la Drôles de dames à la clé), et bien sûr Réveille le Punk ! Immense !


SVINKELS

Grande Scène//17h00

THE CAT EMPIRE
Chapiteau // 18h00
JB : Ce sont les quelques notes entendues au loin qui me font bifurquer vers le chapiteau. Le groupe en question est australien, a pour patronyme The cat empire et joue une musique qui n’a apparemment laissé personne indifférent. Même loin de la scène tout le monde semble s’amuser. Un groupe qui pratique d’improbables mélanges latino-reggae-ska-jazzy… une recette très dansante ! Pas de guitariste mais un pianiste et une bien chaleureuse section cuivre, une musique originale et ensoleillée, très bonne découverte.
MH : Végétant depuis un moment au village presse, c'est pourtant là que m'attend l'une des surprises les plus sympathiques du festival : Nikko !

Ex-batteur des Tétines Noires, Nikko en aura gardé le goût des installations et des happenings. Improvisé chauffeur d’un taxi Mercedes Benz, Nikko accueille les curieux par grappe de trois ou quatre à bord de son auto. Et là, isolés du tumulte extérieur, il propose à son audience un voyage à la carte : On choisit un programme de deux morceaux sur une liste, selon ce que nous évoque leurs titres et hop, c’est parti, le chauffeur lance le programme sur son mac, s’empare d’un micro et depuis le siège conducteur, nous fait un bref mais intense concert !
Chanson électro, l’univers de Nikko est fait d’ambiances, et, en quittant le taxi, on se demande si on a pas rêvé, car ce concert, cette prestation, désormais, n’appartient qu’à nous. Merci monsieur.


NIKKO

Espace Presse// 19h00
Alice : En deux mots : Incroyable, stupéfiant, surprenant, original, magique… euhh ça fait combien là ? C'est dans une voiture, une vieille Mercedes, un vieux taxi, que Nikko nous a fait son concert privé : nous étions 4 sur le siége arrière, un peu serré faut le dire, (bon faut pas être trop gros, nous : Gui, Mat, Xav et moi, c'était déjà limite… ;-) On s’est retrouvé plongé dans une ambiance.., comment la qualifier… : dans celle de « Nikko». De son taxi immobile, il nous a fait voyager très loin, au cœur de son univers, de sa folie douce. Le décor : plus kitch tu meurs... ! Petite guirlande lumineuse rouge tout autour, un ventilo rotateur (rien de tel sous cette chaleur) des super enceintes, placées judicieusement, la table de mixage sur le fauteuil à côté du conducteur (Nikko), et un mac portable casé tant bien que mal au dessus du tableau de bord… ! En arrivant, on choisit quelles chansons on a envie d’entendre, alors sans connaître on choisit au pif parmi 4 thèmes proposés, si ma mémoire est bonne. On vote s’il le faut, et c'est parti… !
Je me souviens bien de la première chanson : « Je suis pessimiste… ? » : Grandiose ! De sa voix douce et posée, il nous a vraiment transporté dans une autre dimension. De temps à autre, il nous surveille à travers quelques regard dans le tout petit rétroviseur (kitch au possible), et à la fin de la chanson, c'est le doute qui nous envahit : Qu'est ce qu'on fait ? Est-ce que la chanson est vraiment finie ? On applaudit, on rit, on crie??? Chacun fait comme il le sent, et c'est fantastique. Je crois qu’il faut vraiment avoir du cran, pour passer la journée à enchaîner les concerts privés de cette façon… ! Ce mec là a vraiment du talent et de l’imagination, et je lui tire mon chapeau bas… Bravo Nikko !

LE PEUPLE DE L'HERBE

Grande Scène // 19h15
MH : Le Peuple de l’Herbe devait nous faire planer, et pourtant, leur prestation eût tout d’une redescente. Set trop progressif (d’abord les zicos seuls, puis le rappeur et enfin, le raggaman), musique mal adaptée à la grande scène et jeu de scène très timoré, on ne retiendra pas grand chose du dub des français, qui aurait sans doute gagné à être programmé dans la Loggia.

JB : Très grand fan des albums « Triple zéro » et « P.H. Test / Two » je me suis pourtant quelque peu ennuyé pendant le concert du Peuple de l’Herbe, certes à un moment de la journée où la somnolence se fait cruellement ressentir. Résultat des traditionnelles très courtes nuits du camping ! L’efficacité du Peuple de l’Herbe en live ne m’aura pas totalement convaincu, moins en tout cas que l’excellente qualité discographique des lyonnais. Un groupe à revoir sur scène quand je serai en meilleure forme, la faute étant davantage à impartir à la fatigue…

Alice : Je ne connaissais pas du tout ce groupe, et son nom me présageait une musique agréable et entraînante : malheureusement, avec le soleil de plomb qui cognait fortement sur ma tête, je me suis endormie au bout des 4 premières chansons, (si si je vous jure ;-) devant une musique molle et peu entraînante… ! Le chanteur a vraiment une voix atypique ce qui est plutôt son point fort ! Mais je trouve que c'est parfait pour dormir. N’hésitez pas à l’écouter si vous souffrez d’insomnies…;-) De plus c'est sur la grande scène que le groupe a joué : ils ne faisaient pas bouger le public, et restaient statique. Le choix de la grande scène semble démesuré ! Surtout quand on sait qu’Alain Bashung a joué sur le Chapiteau ! yaurait pas un problèmes quelque part là ?
MH : Un peu dépité et assommé par une affreuse insolation qui aura comme conséquence secondaire de me filer d’affreuses cloques sur le nez, je retourne au village presse. Le temps de me faire admonester par une certaine et charmante Anna après avoir utilisé des toilettes vraisemblablement réservées aux filles et croisé une ancienne camarade de classe devenue photographe pour un quotidien Lyonnais, je m’évade avec Pooly du W-Fenec en direction d’un distributeur bancaire. Et nous voilà pris par la pop heureuse et naïve de Belle and Sebastian, tandis que des montgolfières multicolores survolent la presqu’île de Malsaucy où les festivaliers se réunissent sous l’ombre des arbres, un sourire béat aux lèvres. Plus loin, des papillons blancs se donnent la chasse entre les fleurs et, au bord de l’étang, les grenouilles se taquinent... Bon, ça y est on a le cash, retour au village presse !

BELLE & SEBASTIAN
Chapiteau //20h15

SLIPKNOT

Grande Scène // 21h30
MH : Le soir tombe sur le festival, le dîner à peine avalé, il faut se précipiter vers la grande scène, car ce soir, les fous sont de sortie. Slipknot investit la scène avec un peu de retard mais s’impose comme l’un des plus gros morceaux de ces trois jours. Le jeu est carré, les masques et les costumes ont été changés, et contrairement à la première partie de MetallicA au Parc des princes quelques jours plus tôt, cette fois-ci, c’est la claque ! Le groupe est à l’aise et met à profit la tombée de la nuit pour se parer de lights chaotiques mais bien malsains. Le groupe investit tout l’espace, dispense un florilège des trois albums (peu ou prou de ballades, néanmoins) et Corey se montre très affable, lançant au public des phrases en français désarmantes de gentillesse (« merci les amisses ! »), rendant plus humaine la grosse machine qu’est Slipknot. Certains esprits chagrins (W-chagrin) auront eu à loisir de reprocher au groupe son décorum et se seront fait un plaisir de les épingler sur de menus détails (Chagrin de Champi). Rappelons à ceux qui vouent un culte à The Darkness ou qui reprennent en choeur le Girls, Girls, Girls de Mötley Crüe, que les Slipknot ne font rien d’autre que s’inscrire dans la grande tradition grand-guignolesque du Heavy Metal, mise au goût du jour, en assumant un show réellement impressionnant. Slipknot friendly !

JB : On parlait fatigue, voilà le remède ! Suivant le phénomène Slipknot de très près et ce depuis le début de la carrière du groupe, c’est avec grand plaisir que je vais enfin pouvoir découvrir les neufs de l’Iowa sur scène. Plaisir quelque peu terni par la récente et bien décevante sortie du dernier album «Vol. 3 : The subliminal verses ».
Après une attente assez longue, l’arrivée de Slipknot sur scène se fait très bruyante, par le titre « (sic) », et surtout très poussiéreuse ! Le gigantesque pogo lancé par une bonne partie de la foule fait naître un non moins gigantesque nuage de poussière recouvrant la scène et tout le public ! Il devient bien difficile de trouver sa respiration dans ce qui ressemble à une tempête de sable saharienne.
Le chaos momentanément retombé, le groupe enquille les titres assez bien répartis entre les trois albums avec toutefois une prédominance pour les deux premiers. « People=shit », « The heretic anthem », « Wait & bleed » sont des tubes (je sais, le terme n’est pas forcément approprié) dont les refrains sont repris en chœur grâce à un étonnant Corey Taylor dans le rôle de cheerleader s’essayant au français !
Slipknot décoiffe plus par un jeu de scène hyper spectaculaire que par la qualité de ses morceaux joués en live qui donnent une impression d’immense vacarme où il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Certains appelleront ça du bruit, en ce qui me concerne c’est du bon bruit ! Un concert assez apocalyptique mais quel spectacle invraisemblable !

Alice : Waou quelle claque… ! Ce groupe est plus qu’impressionnant : il est effrayant ! Je ne pensait pas que j’allais apprécier autant leur prestation scénique ! Mais où vont-ils chercher cette énergie ? Cette sauvagerie ? J’avais l’impression que le chanteur allait vomir ses tripes tellement ses cris étaient flippant ! Dommage qu’on ne l’entendait pas toujours assez bien, sa voix étant parfois couverte par des grattes trop fortes. Les percussionnistes à quatre pattes sur leurs instruments aboyaient comme des chiens enragés, secouant la tête comme des vrais fous furieux ! Le public était complètement délirant : j’avais encore jamais vu autant de poussières devant la grande scène, on ne voyait presque plus le groupe tellement le nuage se propageait rapidement ! Corey Taylor, le chanteur, a une putain de prestance, de charisme, je dirais même plus : quelque chose de sexy ! Oui oui je l’affirme et l’assume ! Contrairement à Jonathan Davis pour Korn qui adresse rarement une parole au public, celui là est bavard, mais en dose suffisante. Il a fait l’effort de parler en français « On est nul, on est moche, on pue, mais on va vous botter le cul » (merci à Ben de Santagore ;-) ou bien encore « je t’aime » : si c’est vrai, je vous promets, il a dit ça !!! Et bien toutes ces paroles surprennent et mettent à l’aise le public ! Au moins ce chanteur là est bien dans ses baskets et ça se sent. Il ne se cantonne pas à l’image de gros méchant que peut lui conférer Slipknot avec les masques, et se montre humain ! Voilà ce qui m’a le plus fait plaisir dans ce groupe : la puissance animal du métal, entremêlés de paroles humaines : voilà ce qui fait la force de ce groupe sur scène !
MH : On les avait vus tous calmes sous le chapiteau presse répondre aux questions audacieuses d’un journaliste (« Am I ridiculous ? ») et prendre le responsable interviews du festival pour un simple traducteur, mais ces gens là ne sont pas humains ! Non, les Dillinger Escape Plan sont les incarnations vivantes du rock’n’roll ! Derrière un look emo de bon aloi se cache en fait un groupe de dangereux psychopathes qui assaillirent la logia de leur hardcore technique et physique (le guitariste qui nous fait un stage diving dès le second morceau). Branchés sur 100 000 volts, les américains nous firent vivre une expérience qu’il nous appartient d’analyser maintenant encore, plus d’une semaine après le festival. In your face !

KORN

Grande Scène // 0h00
MH : KoRn viendra clore la soirée ainsi que le festival (nonobstant The Rapture). Après un début timide plombé par un son un peu approximatif, KoRn se rebiffera et fera finalement une longue et très bonne prestation. Si « Take a look in the Mirror » est un album bilan (testament ?) pour les californiens, leur show sera à son image, piochant dans tous les albums du groupe, retrouvant l’intensité émotionnelle qui avait fait « Life Is Peachy » et culminant paradoxalement sur une série de reprises : le One des Four Horsemen et surtout avec toutes les parties d’Another Brick In The Wall et Goodbye Cruel World de Pink Floyd. Les enfants du maïs, après avoir brisé leurs limites, tirent-ils leur révérence ? Mystère. Toujours est-il que Jonathan Davis et ses acolytes livrèrent là une formidable prestation qui mît tout le monde d’accord.
JB : Il va être difficile de maintenir son objectivité. Surtout quand on parle de son groupe culte !
Après la furie Slipknot, les amateurs de métal peuvent être comblés en ce dimanche soir, Korn vient clôturer les concerts de la grande scène de ces Eurocks 2004.
Pour la première fois Korn joue en festival en plein air en France, c’est donc de toutes nouvelles circonstances, différentes des habituelles tournées passant par Bercy, qui apportent une nouvelle curiosité à ce concert.
N’y allons pas par quatre chemins, Korn aura frappé un très grand coup ce soir à Belfort. Public au top de sa forme, conditions optimales, Korn laisse exploser toute sa puissance. La set-list a quelque peu évolué, certains morceaux phares comme « Trash », « Thoughtless », « Make me bad » ont disparu, d’autres comme « Dead Bodies Everywhere » ont été réincorporés, c’est aussi la découverte de la reprise de « The Wall » de Pink Floyd magnifiquement adaptée par les californiens.
Le groupe semble beaucoup s’amuser, un Jonathan Davis méconnaissable, souriant, haranguant la foule sur l’intro à la cornemuse de « Shoots and ladders » et tendant le micro en direction du public, est bien loin de sa froideur habituelle. Le groupe nous offre plusieurs surprenants et tripants interludes plus ou moins improvisés entre les morceaux par Munky et Fieldy en symbiose !
Le rappel se finit par « You’ll want a single ». Le groupe reste quelques minutes sur scène, Head, Munky et David offrant médiators et baguettes tout en profitant du bain d’applaudissements. Munky est le dernier a quitté la scène par un tout simple mais fort sympathique « merci » !
Korn aura laissé une excellente impression ce soir, détendu et énergique à la fois, proche de public, une attitude qui semblait quelque peu les avoir quittés. Que du bonheur ! C’est ce que m’auront apporté toutes ces années à l’écoute de Korn.
Alice : Alala le groupe si attendu arriva enfin, avec un peu de retard sur la grande scène, devant un public prêt à tout donner pour ce dernier concert du festival ! Gros son, bonne lights, bons choix des morceaux, rien à redire à ce niveau. Les reprises des Pink Floyd m’ont étonnée, et c'est vrai que le choix des chansons « Another Brick In The Wall » et « Goodbye Cruel World » collent bien à l’esprit de Korn, qui sans se cacher, utilise la musique comme une thérapie, et comme un moyen de sublimation. J’a trouvé en effet qu’ils étaient un peu plus communicatif avec le public qu’à l’habitude, mais pour ma part, c'est pas encore suffisant : c'est quelque chose qui m’a toujours refroidi. Je préfère les groupes un peu plus bavard sur scène : un concert ça sert aussi à ça ! Sinon on peut s’écouter le CD à fond chez soi, ou regarder le DVD, ça ne change pas des masses : enfin c'est mon point de vue ! A part ça les fans ont vraiment pu se régaler… Je dis quand même, bravo aux groupes, mais aussi bravo à toute l’équipe qui travaillent avec eux, l’éclairagiste, l’ingénieur du son sans qui ce concert n’aurait pas produit autant d’effet…
JB : C’est très tardivement, concert de Korn sur la grande scène oblige, que je me retrouve à la plage pour ce concert de High Tone accompagné exceptionnellement par un DJ chinois, Wang Lei. Un des incontournables aléa de la programmation ! Ce sera également mon tout dernier concert des Eurockéennes 2004.
’assiste qu’aux quatre derniers morceaux et dans un triste état, sur les rotules, mais cela est suffisant pour jauger le talent de ce formidable groupe qu’est High Tone, certainement ce qui ne s’est jamais fait de mieux en France en matière de dub. High Tone et Wang Lei, marquent le terme du festival certainement comme il le fallait, en douceur et de la plus belle manière, par le monumental « Bad weather ».

HIGH TONE + WANG LEI
La Place//0h30

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