
Montés à Paris pour faire la première partie de Watcha à l’Olympia, les marseillais de Tripod en ont profité pour investir le Black Dog, le bar repère de M10, et répondre à nos questions. C’est donc un peu comme à la maison qu’on a pu recontrer encore une fois Daniel, cette fois en companie de K-Mel nouveau gratteux du quatuor. Ambiance.
Comment s’est passé le changement de line up? K-Mel : Quand on m’a proposé de jouer avec Tripod, j’ai pas dis non ! Daniel : On le connaissait déjà K : je les ai toujours suivi, c’était mon frère et mes potes, j’étais déjà à la fois pote et fan depuis… ça fait combien, des années, depuis Tripod ! D : même avant, depuis qu’on a connu son frère.
T’avais déjà un groupe avant ? K : je jouais avec mon frère avant D : un truc de trash, genre il avait 15 ans!! K : ça s’appelait Neurotic, puis y m’ont proposé de les rejoindre, et ça c’est fait comme ça. D : on l’avait sous la main, on savait que c’était un bon guitariste, on a même pas auditionné. Il connaissait bien le groupe et l’esprit, le son, les morceaux, on voyait pas à qui s’adresser d’autre.
Comment s’est passée ton intégration ? K : ça a pas été évident. D : beaucoup de boulot ! K : j’ai eu un mois de répète pour apprendre les morceaux de « Lèche », ensuite on a eu la fin de la tournée, avec en premier concert un festival a Clermont-Ferrand. Puis on a enchaîné les concert, et après on a fini les nouvelles compos pour « Data Error »… ça a été assez rapide D : tu t’es bien demerdé ! K : puis on a enregistré l’album. On a fait 3 semaines de prises studio D : 3 semaines pour les instruments, un mois et demi de voix, et un mois de mix, beaucoup plus long que pour « Lèche » qui était très brut. Il a tout eu à faire, et il est passé de sa chambre aux concerts à 2000 personnes, tu vois le gars ! le premier concert nous c’était 2 personnes, tu divise par mille ! K : le plus gros travail il était là, passer de rien à tout.. enfin, à beaucoup ! On est quand même passés au Transbordeur, et au Zenith de Montpellier où ça m’a fait bien stresser.
Puis il y a eu l’Olympia… K : c’est grandiose, par rapport au nom, à la salle, à tout ce qu’il y a dedans, mais j’ai quand même plus stressé à Montpellier. D : moi aussi ! K : à ce moment là j’avais 4 ou 5 concerts avec eux, là ça fait mon douzième, j’ai plus l’habitude, je stresse moins. D : Montpellier c’est notre région, puis y avait plein de groupes, Lofo, Watcha, Aqme…
Et maintenant comment vous appréhendez le cap du second album ? D : au deuxième album en général on t’attend au tournant, mais nous on l’aborde sereinement. On a fait ce qu’on avait à faire, du mieux qu’on pouvait, maintenant j’espère que les gens le capteront.
Et comment tu le décrirais cet album ? D : Sur tous les points on a été beaucoup plus cools dans la prod. Plus de temps, plus de moyens. Ca influe beaucoup sur l’enregistrement, le premier c’était une autoproduction, c’était notre pognon, le stress de qui va le sortir, on était pas encore chez M10. Quand on l’a enregistré on avait pas de contrat de distrib, pas de licence.
Vous aviez déjà fait pas mal de démos avant ? D : voilà, c’était de la démo en papier craft, qu’on arrivait à en écouler à 2000 exemplaires, mais c’était des trucs qu’on gravait chez nous, on avait pas la pression financière.
Vous avez une tournée promo prévue pour cet album ? D : Ca attaque mi septembre, mais on a pas encore vraiment de dates. Le cd promo c’est du tout frais, le booking y va se faire avec cette promo qu’on fait avant l’été, parcqu’il y a plein de trucs prévus entre septembre et décembre. On est super contents de passer avant tout le monde.
Votre tournée va sortir de France ou ça reste hexagonal ? D : ben sur le premier on a fait Belgique et Suisse, on compte bien réiterer tout ça, c’est un style qui marche assez bien là bas. Sriracha s’occupe de ça.
Comment vous avez vécu l’essor de la scène métal marseillaise au cours des 5 dernières années ? D : de l’intérieur ! Coriace y a énormément apporté, mais si il n’y avait pas eu Coriace, il y aurait eu autre chose, il fallait qu’il y ait un truc qui se monte, c’était pas possible autrement. En tout cas ils ont énormément contribué à l’image de cette scène en France, et maintenant ils bookent des gros groupes comme ETHS, Fischer, Babylone Pression et plein d’autres. Mais ya a coté de ça des groupes comme Dagoba qui font pas partie du collectif, mais qui sont là depuis vraiment des années. Ce sont des gens qu’on connaît bien, qu’on apprécie, on est potes, on répète dans le même complexe. Ce sont des mecs qui se bougent, et y en a plein des mecs comme ça.
Et pour vous qui sont les maintenant les espoirs de la scène française ? D : sale question… c’est trop dur, tous les groupes que je vais te citer c’est ou des potes ou des gens que je connais, je peux pas en placer un devant. Mais avec toutes les autoprods qui sortent, le métal se bouge, et en tout cas on peut dire qu’il y en a des espoirs. Et depuis les 5ans dernières années, les gens soutiennent la scène française, ça existait pas avant. Maintenant ils découvrent qu’il y a des groupes qui les font kiffer chez eux.
Merci beaucoup et à la prochaine !
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