On vous retrouve ce soir dans une petite salle avec des groupes pas forcément très connus, est-ce pour toi un concert comme les autres ou bien, êtes vous là plutôt pour appuyer essentiellement ces groupes?

Reuno : il ne faut pas exagérer, on est pas là essentiellement pour ça, cependant c'est quand même une démarche qu'on a toujours voulu appliquer sur l'album Peuh ! . Quand on avait fait la tournée, on avait trimbalé 8 groupes qui faisaient chacun entre 4 et 10 concerts avec nous et c'était pour faire connaître, par exemple un groupe de Marseille ou bien d'Alsace. Maintenant si le concert de ce soir n'est pas un concert comme les autres c'est parce que c'est la première fois qu'on joue avec Black BombA, et c'est plutôt cool. La première fois que j'ai écouté Black BombA c'était dans un walkman, quelqu'un m'avait apporté la cassette, et j'ai fait " ahhhhhh ouai, carrément " et depuis je suis content qu'on partage le même local, les même structures. Nous n'avons jamais voulu devenir champion du monde de Rock and Roll, on se dit qu'il y a de la place pour un paquet de groupe, la concurrence ce n'est pas quelque chose qui nous a stimulé, par contre, c'est stimulant de côtoyer d'autre groupe car on se dit, putain ils ont une sacrée patate et ça te remotive aussi, et je pense qu'on a aussi peut-être quelque chose à leur apporter et puis il y a une espèce d'émulation qui se fait vachement naturellement. Quand on se croise à Saint-Ouen, il n'y a pas de grand groupe ou de petit groupe, il y a des gens qui se croisent qui s'apprécient, qui commencent à se connaître et qui parlent ensemble et puis voilà c'est tout. Puis nous on fait beaucoup de salle en France de ce genre là. Même si ça fait un moment qu'on est sur la route, on n'a jamais fait des grosses salles de 2000 personnes mis à part lors de Festival ou autres. Puis Enhancer moi je les ai vus une fois il y a un moment et franchement il y a quelque chose à suivre chez ce groupe là, il y a plus d'un an c'était encore un peu jeune un peu fresh, mais je sentais déjà quelque chose de sincère chez ces gens là car c'est quand même ce qui m'intéresse le plus dans la musique. S'il y a des gens qui vienne juste pour Lofo ce soir, et qui vont découvrir enhancer et Black Bomba, moi je suis ravie car ils vont certainement se prendre une grosse claque aussi et puis nous ça nous pousse à assurer.

Quand vous avez commencé, y a t-il des groupes qui ont fait la même chose pour vous?

Reuno : Non par énormément. On ne s'est pas retrouvé à faire plusieurs dates. Une fois un tourneur nous a donné une bonne chance juste parce qu'il avait kiffé Lofo en écoutant notre premier 5 titres, qu'on a réédité il n'y a pas longtemps, et il nous a fait faire 7 premières parties avec Iggy Pop, alors nous on est tombé du ciel lorsqu'on a appris ça puisqu'on était encore vraiment des petits canards. Une autre personne nous a fait jouer 2 fois avec Motorhead sinon il n'y a jamais eu personne qui nous ait pris sous leur contrôle, on s'est plutôt lié amitié avec des gens, on a fait beaucoup de date par exemple avec Oneyed Jack.

Par rapport à tout ce qui sort en ce moment au niveau des groupe, que ce soit du Néo, du Hardcore ou du métal pur, vous vous positionnez comment, pensez vous être dans le même courrant qu'eux ou un petit peu à part?

Reuno : Moi je ne me suis jamais senti dans aucun courrant. Quand on a commencé Lofo, les gens ne parlais pas de fusion puis ensuite ils ont commencé à parler de fusion et on nous a dit "vous faites de la fusion" et on a fait "ok si vous voulez ". Il y a des gens qui pensent qu'on fait du métal, et moi pourtant je ne suis pas particulièrement fan de métal j'écoute plein de truc, et ça apparaît dans la musique que je fait. Par contre il y a des trucs dont je me sens vachement loin, souvent on est presque associé à des groupes comme Pantera, Machine Head que je ne connais pas. Ce sont des groupes qui déjà par leur attitude ne me branchent pas des masses, et puis il y a toute la vague Néo Métal, un peu du genre je pleurniche sur mes basquet a 200milles, ça me fait un peu de peine : "cette jeunesse manque un peu de motivation" (Rires).

Au niveau de la musique de Lofo, on peut remarquer d'album en album une sorte de radicalisation, on a l'impression qu'on arrive à quelque chose de vraiment très hardcore au sens très dure et très puissant. Quelle est la raison de cette orientation?

Reuno : au fur et a mesure du temps un musicien avec la maîtrise de son instrument et le temps passé à enregistrer des albums en studio arrive beaucoup mieux à construire sa musique ; pour qu'à l'arrivée elle soit bien comprise par le public. Donc je pense que ce qu'on fait est de plus en plus proche de nous et puis on évolue, il y a presque 10 ans qui sont passés entre les premières compos et aujourd'hui ; quand tu penses que d'une journée a l'autre, même de 10 minutes avant, à 10 minutes après, tu peux être dans un état d'esprit complètement différent, alors imagine sur 10 ans, c'est logique. Et puis on n'a pas envie de se répéter, on a envie de se renouveler chaque fois qu'on fait un morceau.

Au niveau du public tu crois qu'il y a un renouvellement, ou c'est plutôt le même public qui vous suit depuis l'explosion avec l'½uf ?

Reuno : Si c'est le même à mon avis ils ont une recette pour pas vieillir (rires !!!), alors faudrait qu'il me la file, ça peut être intéressant en business. En fait notre public ne vieilli pas beaucoup, justement je me dis que ça fait 10 ans qu'ils ont 15 ans (rire !!!) non j'exagère un peu mais c'est vrai que c'est une bonne partie de notre public. Mais ce que j'aime bien c'est que c'est un public Rock, alors que nous par exemple on a plein d'influence hip hop ; même si ça transparaît moins dans notre musique puisqu'on n'a jamais trouvé de DJ avec qui ça le ferait et puis maintenant, c'est quelque chose qu'on a laissé tomber de toute façon. Dans le public Rock on attire vachement de gens différents, il y a des gens qui sont fan de Black métal, un style de musique que l'on n'écoute pas du tout, et qui admirent Lofofora juste pour un truc, puis ceux qui sont branchés Néo ou Béru qui vont aimé Lofo, et on voit tous ces gens se côtoyer en concert, et moi je trouve ça bien de pas avoir un public uniforme, ça va du mec qui a la main sur la barrière, qui secoue la tête, le mec qui slam avec le look skater et un T-shirt rigolo, au Punk qui pogotte et ça le fait. Parfois il y a même des blacks, mais il faut reconnaître que le rock n'a jamais été très reconnaissant envers la musique noire. Et elle le lui rend bien.

Le live, il est prévu pour quand?

Reuno : Là il y a les premiers mixs qui sont revenus du studio, enfin il y a un mix d'un morceau, c'était un essai et on trouve ça pas mal concluant donc je pense que la machine devrait se mettre en route pour sortir ça entre la rentrée et noël.

Il y aura combien de titre ?

Reuno : On compte sortir une dizaine de titres live et 8 titres enregistrés, comme un double album, avec d'un coté le live, et de l'autre 8 titres inédits, des nouveaux titres et des reprises en fait, on a envie de se lâcher un peu.

Est ce que le fait de faire un CD live c'est pas un peu apporter sur un plateau ce que les gens pourraient aller chercher par eux mêmes ?

Reuno : Non je crois que ce n 'est pas pareil entre aller voir un groupe en concert, et puis écouter un Cd Live, ça peut aussi donner envie d'y aller. Mais un album live ne va pas servir à attraper des nouveaux auditeurs. C'est plutôt des gens qui ont déjà un album de Lofo, et qui se diront "tiens, le live ça peut être intéressant". Les morceaux qu'ils ont trop entendus dans les mêmes versions, ou qui les ont entendus en concert, ils les entendent sur une version différente, sur un autre disque. Moi j'essaie de me rappeler des albums live que j'ai écoutés, et pour la plupart c'est des groupes que je ne verrai jamais en concert. Je trouve ça mieux qu'une vidéo par exemple, là c'est vraiment pire que le cinéma, tu vois, un groupe filmé dans une petite boite, c'est pas terrible, il faut que le mec ait vraiment du talent au montage et à la réalisation.

On avait lu dans une autre interview que vous alliez bientôt finir le contrat que vous aviez avec votre Label. Et on a remarqué aussi que sur Dur comme Fer il y avait eu moins de promo que sur Peuh par exemple. Est-ce que c'est lié à une mésentente avec votre ex-Label ou est-ce un choix délibéré ?

Reuno : C'est même pas lié c'est la suite logique. A l'époque, les gens qui nous ont signé pensaient peut-être signer les " Rage Against The Machine " français, et ils se sont vite rendu compte qu'ils s'étaient trompés, et qu'on n'était pas ingérable mais qu'on était auto-géré. Donc ça, ça les emmerde. Quand tu leur dis " donne-nous tant de tune et nous on se démerde, on fait l'album avec ", ils te répondent " Mais chez qui vous allez le faire, où, comment ? ", " T'occupe pas on se démerde ", et puis la tune en fait nous servait à la fois pour partir pendant 15 jours ou 1 mois avec toute notre famille à la cambrousse et finir de composer les morceaux parce que pour nous c'était une phase de travail qui était essentielle à la composition de l'album, sur Dur Comme Fer par exemple. Et quand après ils écoutent ton album et se disent " il n'y a rien qui peut aujourd'hui en 1998, passer à la radio, donc qu'est ce que je vais me faire chier à dépenser des centaines de milliers de francs en promotion puisque tu ne passeras jamais ni sur fun radio ni sur sky " ; et les mecs ils réfléchissent comme ça.

Même sur Peuh il n'y a pas eut beaucoup de radio qui ont passé du Lofo ?

Reuno : C'est clair, il y en a eu un peu lors de la vague " Rage ", quelques grands réseaux ont passé un peu de " Lofo " et un peu de " No One " et ça c'est arrêté là ; et quelques groupes de variété qui faisait croire qu'ils faisaient du Rock. (rires !!!)

Des noms ?? ça commence par un s… et fini par …ls (rires)

Reuno : Je sais pas moi !!!!!(rires)

Un petit mot sur Sriracha, les Black BombA aussi pouvez répondre, c'est une asso qui commence vraiment à être connu notamment grâce à Lofofora, ça s'agrandi régulièrement alors comment ça se passe au sein de l'association ? comment les groupes évoluent entre eux, se rencontrent-ils ?

Reuno : Au départ on était dans un lieu qui s'appelait l'hôpital éphémère, où on était pas mal dénigré parce qu'on était considéré comme des trashers, des personnes peu fréquentables etc.…, alors qu'on se drogue moins que dans la funk (rires !!!). Et puis ça nous a permis de côtoyer des gens comme Oneyed jack, Hoax qui sont venus répéter la bas a la fin, LTNO, et tu te rends vite compte, que c'est important de pas rester tout seul dans sont coin, juste avec tes influences a toi, c'est contraire a notre " idéologie d'échange avec les gens ". Et à l'intérieur de Sriracha il y a des gens capables de détecter la qualité d'un groupe quel que soit le style musical comme Watcha, Ekova, Black Bomba. Il y a quelque groupe a tendance dur, parce que il y a beaucoup de gens qui aime ça dans cette structure. On a bossé quelque mois avec un tourneur et puis on c'est vite rendu compte qu'on n'avait pas envie de travailler de cette façon là, avec les gros promoteurs de spectacles, des marchants de bières a l'hectolitre, mais plutôt avec des assos qui ont envie de se bouger ! C'est sur que parfois c'est un peu plus roots, mais je pense que c'est aussi ressourçant pour les uns comme pour les autres, quand la soirée se passe bien. Tous les plans qu'on a pu avoir avec Lofo au niveau contact avec toutes ces assos. et tous ces lieux qui organisent des concerts, et bien autant que ça profite à d'autre plutôt que d'attendre d'être sélectionné par le fer ou qu'il y ait une journaliste de Rocksound qui tombe amoureuse d'un chanteur. (rires !!!) C'est plus sur tu vois ça prend peut-être plus de temps mais c'est plus sur.

C'est du vécu ???

Reuno :Pas pour moi en tout cas !!!(rires)

Jag (BBA): Franchement Sriracha, c'est le genre de structure qui manque beaucoup, où tu peux encore être considéré en tant qu'individu et non en tant que produit. Pour le genre de musique qu'on fait, c'est vraiment ce qui convient le mieux, ça se passe sur le plan humain, c'est d'individu à individu, on travail sur le fond mais pas sur le produit en terme commercial. C'est des mecs qui ont monté leur truc petit à petit avec des groupes à la base et ils ont bien vécu sur le terrain, ce qui fait que dans leur manière de fonctionner, il y a peu d'erreur, pour un jeune groupe comme nous c'est excellent.

Reuno :on les a toutes fait les erreurs nous déjà !!! (rires !!!)

Jag : c'est vrai qu'on en profite de ces choses là, c'est l'expérience. T'as l'impression d'avoir un rapport humain avant toute chose et pour un groupe comme nous c'est ce qui colle le mieux.

Reuno : c'est clair que si Sriracha tient encore depuis si longtemps c'est vraiment grâce à cette force là, s'il y avait d'autres gens à la tête de sriracha dont leur seul objectif aurait été de faire du profit, de la tune ça aurait splitté 150 fois. Parce que souvent c'est dur même si on n'est pas un label, même jusqu'à ce niveau d'indépendance là, c'est difficile économiquement à faire vivre ; c'est pour ça qu'on prend des groupes commerciaux comme black BombA…(rires !!!)

C 'est le nouveau boys band !!!! Comme les 2Be3 qui reviennent.

Scalp : S'ils passent à la radio moi je fais une pétition directe. Je vais voir le ministère, bande d'enculé et je vais leur dire si vous vous foutez de notre gueule ou quoi !!!

Le fait de rencontrer des gens ou de faire des concerts avec LTNO, Ekova est-ce que tu crois que plus tard ça puisse avoir une influence sur votre musique?

Reuno : Sur la musique ça en déjà eut, vu qu'on a déjà fait quelques morceaux avec Ekova, un morceau sur notre album Peuh et un autre sur leurs album de remix. Je veux dire que si on a bossé avec Ekova c'est parce qu'on le sentait, parce que tous autant qu'on est au sein de Lofo, on écoute de la musique ethnique à la maison, et donc voilà, on veut montrer que finalement, on peut faire 12 titres bourrins et que le 13ème aura du c½ur. Et puis ce qui est important c'est que ça puisse faire le pont entre différent public, et Ekova souvent, hyper surpris, nous ont dit, putain c'est cool, il y a des gens qui ont des t-shirt Lofo, qui viennent à nos concerts et qui viennent nous trouver pour nous demander quand est-ce qu'il y a un nouveau truc qui sort, des vrais fans quoi, qui ont complètement flashé sur Ekova grâce au morceau qu'on a fait, donc c 'est vachement bien.

On écoute quoi comme musique actuellement chez reuno ?

Reuno : Murderers, c'est du Hip Hop hardcore New-yorkais, j'ai acheté l'album de Unida, c'est l'ancien chanteur de Kyuiss, ça c'est vraiment une musique que j'aime beaucoup, puis les Snap Case, voilà c'est un peu près les derniers disques que j'ai acheté, puis Franck Sinatra (rires !!!)

En se baladant sur le site de Sriracha, on a vu que dans Lofo vous aviez tous un projet perso à faire avec d'autre groupe sauf toi Reuno ?

Reuno : C'est vrai, moi des projets j'en ai aussi, mais ils ne sont pas aboutis, maintenant je cogite sur autre chose. Notamment j'ai commencé à écrire des choses qui n'ont rien à voir avec des chansons.

J'ai entendu parler de quelque chose avec Masnada ?

Reuno : Oui, j'y vais demain, je monte à Metz, j'enregistre lundi avec eux, un morceau juste un petit guest. Sinon j'ai un projet d'écriture, plutôt une nouvelle ou quelque chose comme ça, sans musique. J'aimerais bien arriver à faire aussi un projet parallèle qui nous permettrait de confronter un côté chanson française quasi traditionnel avec ce qui existe aujourd'hui au niveau des musiques électroniques Ce n'est pas encore super clair dans ma tête, mais en tout cas je connais des gens avec qui ça pourrait marcher.

N' y aurait-il pas un petit héritage de Rock alternatif pour la passion de la chanson française?

Reuno : Tu sais moi je connais plus les paroles de Polnareff que des bérus, je suis désolé. J'ai les lunettes d'ailleurs (Polnareff) Il manque plus que les cheveux.

Qu'est ce que vous tirez de vos 11 années d'experiences ?

Reuno : Que ça vaut le coup ! Je n'ai pas de regret. Quand je vois que j'ai fait des disques, qu'il y a des gens qui connaissent les paroles que j'ai pu écrire, même au Québec tu vois, ça me rend vachement humble en fait, j'en tire aucune fierté. Je me rappelle quand j'étais môme, j'avais 12 ans, j'écoutais Star shooter et mon premier concert ce fut Star Shooter, Betsy party et pour moi c'était un truc de ouf, et je ne m'attendais pas au truc du genre Led Zep, les parthouses, la coke, et les putes. Juste pouvoir vivre ta musique au quotidien, c'est un putain de rêve, je suis heureux de l'avoir réaliser.

T'as l'impression qu'on vous à aidé ?

Reuno : Oui, il y a toujours des gens qui t'aident comme des gens qui te mettent des bâtons dans les roues. Ca fait partie du métier. Ce qui compte c'est que les 3 albums, je peux les regarder puis me regarder à mon tour dans la glace sans rougir, c'est pas que j'en suis particulièrement fière ou quoi, mais il n'y a rien dont j'ai honte dans toute l'histoire de Lofofora, parfois je peux avoir honte humainement d'avoir fait une faute envers quelqu'un, tu sais, d'avoir blessé quelqu'un, c'est quelque chose qui me fait chier, on a eut besoin d'écraser personne, c'est juste du bon temps cette histoire là, même si il y a eut des inquiétudes et des passages plus ou moins faciles, ça reste une belle histoire.

Mais tu vas quand même pas faire du Kent plus tard ?

Reuno : Moi je respecte ce qu'il fait ce mec là, je préfère ça que le mec de la Souris Déglinguée, qui essaie de reformer la souris déglinguée tout les 5 ans et à chaque fois c'est de plus en plus pitoyable. Ou Trust qui essaie encore de faire des concerts alors qu'en fait, ils passent leur temps à arnaquer des assos, et ils ne vont même pas les jouer les concerts, ils demandent une avance, ils l'empochent, et ils vont pas jouer, tu vois c'est comme ça qu'ils agissent maintenant, alors je préfère à la limite faire du Kent que faire semblant d'être rester un jeunes. (rires !!!)

Voilà, c'étais la dernière question. Je te remercie pour cette interview.

Reuno : Maintenant je vais foutre la merde pour l'interview de Black Bomba (rires !!!)

On remercie Sriracha Sauce et Reuno pour cet interview.
Photos : M.H

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