
C'est la première interview que nous faisons pour ce concert... On se retrouve avec Olivier (batteur), Mickey(chant) et David (Basse) dans les loges...
Tout d'abord, on vous a connu sous le nom d'Embodiment. Vous venez de changer de nom, de chanteur, voir même de style de musique. Pourquoi ce changement ?
Olivier : Disons que tout s'est enchaîné à cause du départ de Robby. Il devait faire le tour du monde pour son service militaire pour une durée de 18 mois dès le mois de Décembre. Et comme nous avions quelques problèmes de compréhension ensembles, nous avons décidé d'anticiper et de chercher un remplaçant. On l'a trouvé cet été : il est portugais (autant porc que gay d'ailleurs -rires) et s'appelle Mickey. Nous avons donc travaillé de nouveaux morceaux, reformulé certains anciens, notamment en remplaçant le chant anglais par du français, et du coup, un nom de groupe anglophone ne signifiait plus grand chose. Embodiment à laissé place à [LETO]. Quand au style, il n'est pas franchement différent. Disons juste que depuis le maxi Samsara, il y a eu une évolution, ce qui me semble normal en un an et demi. De plus le chant de Mickey étant différent et plus varié, on s'est permit d'aborder des styles que nous ne pouvions pas aborder avant. Ca ne dit pas que nous allons changer radicalement à l'avenir. Un morceau comme "J'en ai marre" est vraiment exceptionnel par rapport à notre set. C'est le seul vraiment différent.
Comment s'est passé ce changement, comment les gens l'ont-ils perçus ? Avez-vous déjà eu des critiques à propos de vos nouveaux morceaux que vous avez mis sur le net ?
Olivier : Bah, on a eu des avis partagés sur ce sujet. Il y a des gens qui kiffaient Embodiment et qui continuent à kiffer, d'autre qui ont lâché l'affaire ou même d'autre qui ont kiffé alors qu'ils ne connaissaient même pas Embodiment. En tout cas, on apprécie cette honnêteté, mais bon, il faut quand même pas se voiler la face, on a quand même eu des avis plutôt négatif et on a eu d'autres personnes qui nous kiffaient avant et qui ont été choqué un peu choqué par le changement brusque, notamment avec le morceau 'J'en ai marre' qui est vraiment différent de ce que l'on faisait avant. Mas dans l'ensemble, les gens ont quand même bien apprécié et puis ça va changer un petit peu notre public, bon, il n'était pas non plus très vaste, il nous en reste encore à convertir.
David : Pour le reste on est dans le même lignée mais le morceau " J'en ai marre ", c'est un featuring, on voulait le faire avec deux rappeurs, on ne pouvait pas rester dans ce que l'on faisait.
Olivier : C'est à dire la morceau, si il n'y avait pas dessus des textes hip-hop et un phrasé hip-hop, le morceau serait plus dans le style de ce que l'on faisait avant.
Et quelles sont vos influences actuelles ?
Mike : Ouh…
Tous : (En grande réflexion …)
David : Non moi sérieusement, c'est Incubus, Deftones (le dernier surtout), il y a Machine Head, Korn, ou sinon des groupes français comme Enhancer, Watcha, Pleymo. De toutes façons c'est qui est le mieux car c'est ce que l'on comprend le mieux. C'est en français déjà.
Olivier : On est plus intéressé par la scène française de toutes façons, moi je sais que je n'écoute que des groupes français quasiment, ou des trucs, comme par exemple le dernier cd que j'ai achète : la compile strait'up, une compile avec les plus grands chanteurs américains du mouvement actuel, et je me rends compte que plus j'achète des cds américains, plus je suis déçu. Alors qu' à chaque que j'achète des groupes français, je ne suis jamais déçu. En fait j'en fait même abstraction du fait qu'ils soient français. Pour moi il n'y a pas de différence entre les groupes français ou anglophone, je les met tous au même niveau et à partir du moment ou j'écoute un groupe français, je ne dis pas " c'est bien pour un groupe français ", je dis " c'est bien ".
Justement toi qui est pas mal proche de cette scène, qu'est ce que tu en penses de l'explosion actuelle de cette scène ?
Olivier : je pense que c'est carrément positif. Il y a des groupes qui marchent mieux que d'autres mais quoi qu'il en soit, il ne faut pas avoir de haine envers eux. Il faut qu'il y ait une unité. La preuve ce soir, si on avait joué avec un autre groupe, on aurait sûrement pas rempli la salle. Il faut se réunir à plusieurs, faire un ensemble de 3 ou 4 groupes et du coup, ça fait s'intéresser le public, les médias.
Et sinon, comment ça se passe au niveau des compos dans le groupe ?
David : Bah, il y en a un qui arrive, qui a une idée, on enchaîne et à la fin on fait un petit enregistrement, et on regarde ce qui nous plait, ou nous plait et après on essaye de restructurer ça. On essaye d'avoir un truc un peu plus sensé.
Mike : mais en général, ça part d'un petit truc et on enchaîne là dessus.
Alors maintenant une question spécial pour Mike (qui sourit depuis le début de l'interview). Est ce que les paroles, ont une signification spéciale, un message à faire passer. Est ce que tu revendiques quelque chose ?
Mike : pas forcément.
Olivier : je pense que l'on ne se prend pas spécialement la tête avec les paroles.
Mike : J'écris en fait ce qu'il me vient dans la tête. Par exemple pour " innocent ", je regardais une émission à la télé sur les condamnés à mort et ça m'a choqué et voilà, j'ai eu envie d'en parler. " J'en ai marre " sur mes potes, les gonzesses, sur un peu tout quoi.
Olivier : En fait, nous on écrit les paroles sans se demander pourquoi, on se met dedans. Par exemple les paroles d'Another Day, qui s'est transformé en " Un autre jour " puisque l'on chante en français maintenant principalement. On a dû écrire le texte à un moment ou j'arrivais franchement plus à dormir et du coup, on s'est mis avec Mike et on a tripé là dessus.
Quels sont vos projets maintenant ?
David : déjà on prépare sérieusement l'enregistrement que l'on va faire avec Kraemer.
Et vous voulez en faire quoi ?
Olivier : on se disait à la base que c'était vraiment pour démarcher des labels, les magazines avec seulement deux titres. Et on s'est dit qu'il valait mieux montrer que l'on était encore là et de ne pas attendre une éventuel signature à partir du 2 titres. En fait on va faire ces deux titres chez Kraemer et deux autres ailleurs pour pouvoir le presser et pouvoir le vendre, que les gens se disent que [Leto] c'est ça, et que ça existe.
David : On veut montrer à la scène française que l'on est là. Et puis cet album va aussi nous servir de transition entre la période Embodiment et maintenant. On ne voulait montrer que l'on était là au public, et on essayera de voir avec RockSound si on peut passer sur un sampler. On veut toucher le maximum de gens pour leur montrer que l'on a un nouveau chanteur, et qu'il assure.
Et qu'est ce que vous pensez du web et des webzines comme le Fenec, Funcore ou bien encore E-Zic ?
Olivier : Le web est un vraiment un moyen qui permet à tout le monde de s'exprimer d'une manière simple. Ça s'ouvre à tout le monde. Que la personne soit à coté de chez nous ou à 10000 kilomètres, on sait qu'il peut avoir accès à nos morceaux, à notre actualité. Non c'est vraiment très bien.
En dehors de la musique, vous faîtes quoi ?
Olivier : moi je travaille, je suis graphiste dans une boite qui fait principalement des sites Internet, des pochettes d'albums ….
Mike : Moi je suis technico-commercial en informatique
David : et moi je sui dans une école de dessin.
Une date à préciser, c'est que l'on joue le 23 Décembre à Epinay sur Orge avec deux excellents groupes : Madcraft et Dysfunctional By Choice, et le 19 Janvier avec Watcha à la MJC d'Orsay.
|