Mardi 14 septembre, la première journée promo d'eths bat son plein. C'est dans l'antre de Sriracha Records, le célèbrissime Black Dog, que nous avons donc rencontré Candice et Staif. Action!

A l'approche de la sortie de votre premier album, vous commencez à sentir monter la pression? Staif : pas vraiment... la pression on l'a eu lors de la préparation et de l'enregistrement, mais maintenant ça va. Candice : On est plus détendus.
Comment décririez-vous SOMA? S : Sombre! Ceux à qui on l'a fait écouter trouvent aussi ça sombre.
Justement, même s'il y a évidemment ce coté sombre, vous y explorez aussi un coté clair qu'on vous connaissait pas trop? C : Tu parles du chant?
Du chant mais aussi de certain passage avec de la guitare sèche... C : On y a mis un coté chaud et un coté noir, c'est la balance en fait. S : On explore d'autres trucs. Quand Candice chante plus parce qu'elle se sent plus à l'aise, ben pareil, on exploite plus les passages en son clair, mais y en a pas beaucoup non plus quand même hein! C : y a plus de morceaux que sur un maxi, donc c'est plus simple pour nous d'aller ou on veut. On avait pas eu auparavant l'occasion de faire tout ce qu'on voulait faire. S : Là tout ce qui nous a limité c'est le temps, on a vraiment pu faire ce qu'on voulait.
Qu'est-ce qui a changé depuis Samantha dans votre approche de l'écriture et de la composition? S : on essaie de moins se prendre la tête. On a essayé de se croquer (NDLR : en Marseillais dans le texte), on a vu que le résultat n'était ni mieux ni moins bien, donc quand on compose on essaie d'aller plus vite. On essaie de plus passer des semaines et des semaines sur un truc. C : Puis il y a eu une évolution, le groupe à changé, c'est normal. S : On écoute tous tellement de choses différentes, on a tous évolué, tant au niveau musical qu'humain.
Et au niveau de la prod? S : Ah là, c’est sur, on a plus les mêmes moyens! On a pu essayer de faire vraiment ce qu'on avait dans la tête, de prendre le temps de faire les choses comme on voulait.
Pourquoi avoir choisi de passer par un label très jeune comme Sriracha Records? S : c'est jeune, mais ils ont quand même de l'expérience. Les gens qui sont dedans connaissent bien le business. Puis aussi parce qu'il n'y avait pas non plus une course folle pour nous produire.
Vous aviez d'autres propositions? S : On en a pas eu énorme, mais on en a eu où en gros, on nous disait d'accord on met des sous, mais il va falloir changer des choses, faudra crier un ptit peu moins, faire des morceaux un ptit peu plus tranquilles. Nous ce genre de propositions d'entrée c'était allez, dégage. C : Il n'y avait que l'image qui les intéressait. S : Il n'y a que Sriracha qui nous proposait suffisamment de moyens en nous laissant faire notre album comme on l'entendait. C'était ça qu'on voulait, on était donc super content de signer avec eux.

Comment s'est organisée la participation de Reuno sur "Ailleurs c'est ici"? C : Ca s'est fait simplement. Quand le morceau a été composé, tout de suite il est venu.
Il a été intégré dès l'écriture ou il est venu se greffer dessus après? C : J'avais déjà écris les textes, pour des questions de timing, après, la composition du morceau, c'est lui. C'est lui qu'il fallait, et je me voyais pas chanter ça sans lui.
Quand on se penche sur le texte de cette chanson, on se demande si vous vous lancez dans la chanson d'amour? C : Ah, c'est bien qu'il y ait quelqu’un qui ait vu qu'il y avait de l'espoir dans l'album! S : c'est la petite porte de clarté qu'il y a dans le disque.
Vous avez depuis vos début toujours eu un public très accroché. Qu'est-ce qui a suscité cet engouement? C : Franchement je sais pas... S : peut-être notre image, c'est quelque chose auquel on a toujours apporté beaucoup de soin. On a toujours soigné nos visuels, notre univers. Parallèlement, ça vous amène aussi beaucoup de détracteurs, notamment sur les forums, comment vous le vivez? S : Ca nous fait rigoler! Quand on croise ça des fois on répond C : et encore... S : c'est normal, quand t'as des gens qui t'aiment, t'as des gens qui t'aiment pas. Ce qui me fait rire, c'est que si j'aime pas un groupe, je vais pas aller sur son forum lui dire "ouais vous faites de la merde", y a un coté perte de temps qui m'échappe. C : Ca fait parler, tant mieux, que ce soit en bien ou en mauvais. S : Puis y a toujours des gens qui nous défendent, qui pourrissent le gars, nous on a rien a faire! C'est la ptite guéguerre d'internet, c'est rigolo.
Question spéciale pour Candice : c'est pas trop dur d'être une fille dans ce monde de brutes? C : non, ça se fait bien. Ce sont tous des potes. S : tu trouves que j'ai l'air d'une brute? C : Ca fait pas spécialement peur, je me sens comme tous les gars qui font ce genre de musique.

Comment vous trouvez la scène métal française aujourd'hui? S : Ca avance, il y a de plus en plus de groupes différents, avec des identités fortes. Il y a des groupes qui trois quatre ans auparavant étaient perdus dans leur coin, aujourd'hui on en parle plus.
Quels y sont vos groupes préférés? S : Le premier, c'est Lofo! C : ça ouais, on y peut rien! S : après t'as Gojira qui cartonne déjà pas mal. Puis après t'as Babylon du collectif qui ont une méchante énergie à donner, fis(ch)er aussi, puis il y a aussi le nouveau Tripod qui va pas tarder...
ah ouais? C : noooon, ils sont qu'en composition là!
Vous voulez dire un dernier mot? S : Juste dire un grand merci aux gens qui nous soutiennent, et notamment aux webzines comme le votre qui ont fait qu'au début, personne parlait de nous sauf les webzines, ça a aidé a faire découvrir le groupe. Donc merci à tous ces gens là.
Merci à vous!
Comme d'hab dans de pareilles circonstances, merci au groupe d'avoir répondu à nos questions, et merci à Nath de Srirach de nous avoir arrangé ca! |