
Vous venez juste de renter dans Sriracha, ce qui est déjà une étape suplémentaire par rapport à votre parcours passé. A quand l'album?
Jag : On voudrait essayer de l'enregistrer en décembre, si tout se passe bien. Il y a encore des trucs à régler, au niveau des labels et au niveau des gars avec qui on pourrait enregistrer. Mais on prépare nos plans, et nos prémaquettes.
Tous les titres sont faits ou pas ?
Jag : Non il nous reste encore quelques compos à faire, un petit peu de travail à faire, ça va ça vient, normalement ça devrait tenir dans le planning. (rires !!!)
Personnellement on vous a suivi depuis un moment déjà ?
Jag : Et oui, on se connaît bien ! (rires !!!) (avec Kobal nous avons fait plusieurs date avec eux)
Vous avez changé de bassiste il n'y a pas très longtemps, et comment ça c'est passé et comment l'avez vous rencontrez le petit nouveau ?
Jag : C'est un gars qu'on connaît depuis 10 ans, on le connaissait même avant le premier bassiste, il fait de la musique depuis très longtemps, c'est un des mecs qui nous a permis de se dire tiens, on peut monter un groupe, on peut essayer de faire des trucs, et lui, il était déjà dans le cas, mais bon, il était pris par les groupes avec qui il était à l'époque, et puis notre ancien bassiste n'était pas franchement chaud pour passer à une autre vitesse donc fatalement on en a discuté, et ça c'est terminé avec lui. C'est jamais facile à gérer ce genre de chose. Donc du coup on a branché Mario qui avait lui arrêté son groupe, ça avait pas mal tourné pour lui, puis après son groupe a splitté, et il a accepté, donc c'est cool parce qu'on reste un peu en famille quelque part. C'est cool sur scène aussi parce qu'il a une bonne patate.
Sinon, alors qu'est ce que ça fait de se retrouver maintenant avec des groupes connus ? (reuno est mort de rire)
Jag : Tout à l'heure reuno a parlé de petit canard, c'est un peu ça, t'as une bonne pression et ce qui est bien c'est le coté on se connaît déjà, on c'est déjà croisé, c'est pas pareil que si t'arrive avec un pur pegrou, enfin c'est un pur pegrou mais comme on se connaît déjà c'est pas la même, ils passent, ils sont trop froids, tu vois ils nous aident un peu. Mais ça fait drôle, je les ai déjà vu en concert et maintenant, ça fait plaisir, ça met la patate, ça motive.
Vous avez eu a plusieurs reprises certain problème de management, ou encore de parcours avec certaines personnes qui organisaient des concerts ou autre. Que tirez-vous de cette expérience?
Poon :Mauvaise
Jag : Moi je dirais que dans la musique il y a 2 types de personnes, celles qui ont vraiment envie de s'investir, d'aider les gens à faire de la musique, et celles qui cherchent plus le profit, ou leur propre ego, et nous ça fonctionne pas, on a vraiment besoin de se sentir sur le plan amical, qu'on sente pas qu'il y a des coups fourrés. Si on sent qu'il y a des choses qui vont de travers ça ne le fait pas c'est pour ça qu'on a eut du mal à trouver des gens avec qui bien fonctionner, qui aient un peu près le même état d'esprit que nous. C'est le cas avec Sriracha. Ceci dit, je ne lance la pierre à personne avec qui on a travaillé, on est pas facile non plus à gérer, mais on a cherché vraiment à travailler avec des gens proches.
Votre CD a connu un succès non négligeable, pour une auto-prod. Est ce que tu penses que la musique de Black BombA est novatrice ou plutôt qu'elle comble un manque dans le paysage du " métal français ". Comment expliquez-vous le succès du CD?
Jag : Je ne sais pas, tu sais pour être novateur, enfin, c'est quand même de la musique qui reste dans une époque dans un temps délimité ; on invente pas un style. Sur une base bien énergique on a pu peut-être choper ici et là notamment avec le double chant pour s'ouvrir sur différents styles de vocaux, c'est peut-être ça qu'on apporte, en gardant des trucs qui parte un peu plus. On oublie pas non plus les anciennes écoles, les trucs qu'on a écoutés vachement tôt, on en garde des choses et on mélange ça avec des trucs plus récents et on essais avec le double chant d'avoir un peu d'originalité, maintenant novateur c'est flatteur, mais ce n'est pas non plus de la musique qui va traverser des siècles.
On ne sait jamais !!! un jour !!!
Jag : Genre !!!(rires !!!)
Par rapport à la scène métal qui est en train d'accueillir des myriades de groupes de Néo-Métal, comment vous vous positionné par rapport à tout ça et y a t-il un lien ou pas ?
Reuno : (rires !!!)
Poon : On ne sais pas trop où se placer nous même.
Jag : on a tous pas mal d'orientation, et il y a quand même pas mal d'influences, comme c'est des groupes qui marchent pas mal en ce moment, on les rencontre puis on discute avec eux. Mais nous on a gardé un coté tiré de l'ancienne école quand même au niveau de l'énergie, de l'agressivité. Maintenant on fait aussi des passages un peu plus mélo, mais la base n'est pas la même, eux ils partent d'une école vraiment actuelle, sans avoir gérer ce qui c'est passé avant, donc il sorte un truc qui sonne vraiment actuel. Nous on essai de pas couper la ligne en deux.
Justement, qui sont les parents spirituels de Black Bomba ?
Jag : Les parents spirituels ? (rires !!!), non mais il y a plein de truc, Nailbomb, exploited, Sick Of It All, il y a vraiment beaucoup de trucs. On a écouté vraiment plein de choses qui bien sur nous ont influencés.
Et actuellement qu'est ce qui vous branche?
Jag : Le dernier Cypress, en ce moment il est toujours sur ma platine.
Batteur : Moi en ce moment c'est plutôt le dernier Sodom.
Sinon est ce que musicalement vous avez vraiment un objectif précis, un but, défini ou ça vient vraiment au jour le jour selon la motivation et l'énergie du moment ?
Jag : Un peu des deux, on essaie de fixer un cadre, mais comme on débute, on peut pas non plus être précis, parce qu'on découvre en même temps, donc il y a le coté au jour le jour parce qu'on découvre un peu comment ça se passe, et à la fois on essaie de se mettre un cadre à respecter pour faire un travail logique. Mais c'est vrai qu'il y a un coté surprise assez souvent en ce moment, il se passe des choses, et c'est vrai qu'on a pas l'habitude tout le temps. Mais c'est cool car on est bien entouré.
Que tirez-vous de vos années d 'expériences ? (rires collectifs !!!)
Poon : Bah, c'est pas long (rires !!!)C'était dure.
Comment vous vous voyez d'ici 11 ans ?
Jag : Dans 11 ans je peux pas te dire. Je ne peux pas prévoir. Déjà quand on compose, on ne sait pas ce que ça va donner, a chaque fois on est surpris par ce que ça donne, on se laisse un peu aller. J'espère qu'il y aura toujours Black BombA quelque part, ça serait déjà bien.
Poon : Moi j'aimerais bien que ça reste comme c'est. Comme il disait à propos de Sriracha, on rencontre quand même beaucoup de style aussi, après en tant qu'individu, t'es tenté de voir d'autre délire aussi, mais je ne sais pas, 11 ans ça fait loin quand même, demain c'est loin déjà.
Ok, on va s'arrêter sur ces mots, qui raisonnent bien (rires !!!). Merci à vous, c'est super cool.

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