La Garde, banlieue toulonnaise, début 99.Thomas (guitare-chœurs), Mike (chant), Donat (basse-chœurs ) et Fabrice (batterie), quatre garçons plein d'avenir créent 'fis(ch)er, et la fièvre métalleuse qui sévit dans le sud de notre beau pays s'empare du Var, déjà réputé pour sa florissante scène hardcore old school. Loin de l'adage qui prétend que nul n'est prophète en son pays, 'fis(ch)er commence à écumer la région et se crée un nom. Ainsi, pour la sortie de leur première démo, en décembre 1999, leur notoriété est déjà acquise et leur permet d'écouler facilement les 500 exemplaires tirés. C'est toute la PACA qui apprend à connaître 'fis(ch)er, et leur route croise alors tour à tour celle de Tripod et du collectif Coriace, celle du collectif Innercore ou encore celle de Dagoba. Il leur faut ensuite attendre septembre 2000 pour récolter les fruits de ce qu'ils semèrent durant cet intervalle, et les voir franchir un nouveau cap en obtenant une subvention de la part du Conseil Général du Var (pourtant peu réputé pour ses efforts en matière de culture), leur permettant ainsi d'enregistrer peu après un six titres.
Luc Derhi (ex Respect) aux commandes de l'enregistrement, puis Jean Pierre Chalbot du studio La Source (Silmarils, Watcha, Sergent Garcia…) pour le mastering, et le quatuor tape direct très haut, en crachant un hardcore brutal et/ou chaloupé, autant le dire sans détours, ce six titres éponyme est une véritable tuerie, dont la première sortie date d'août 2001, avant une commercialisation janvier 2002 en attendant la sortie d'un album complet en 2003 (album dont ce six titres fait office de pré production).
Puis on the road again, symbole de sa vivacité et de son envie débordante, le groupe repart pour finir d'assujettir le Var, et se lance direct à la conquête de l'hexagone. Et 2002 s'annonce encore plus chargée que les années précédentes pour les Toulonnais puisque non contents d'avoir vu un de leur titres figurer au sampler Rocksound de février, les vénères du 8.3 voient déjà, en parallèle de la préparation de l'album, une quinzaine de dates s'afficher à leur compteur pour ce début d'année. L'ascension continue, c'est Noxious Enjoyment qui le dit, le 21ième siècle sera hardcore !