Quelques notes de piano, de délicates nappes de guitare, l’introduction est trompeuse ! Car les Normands de Primal Age avec ce nouvel album relancent avec fracas leur carrière stoppée durant six longues années, et par la même occasion leur vision du hardcore qui tabasse !
Les âmes sensibles vont devoir s’abstenir à l’écoute de A hell romance. A moins qu’elles soient à la conquête de la confrontation ultime avec l’extrême ! Les amateurs eux vont en prendre plein les oreilles.
En effet les douze titres de A hell romance, plus guerriers les uns que les autres sont d’une intensité et d’une brutalité rarement atteintes. Quel que soit le type de partie joué ou l’ambiance recherchée, très rapide ou plus mid-tempo, la massivité des riffs, l’incroyable performance de Didier au chant, foudroyante de rage et de passion, font de cet album un vrai modèle d’explosivité maîtrisée. Comme le si le groupe avait pris la forme d’un énorme rouleau compresseur turbo injection que rien ne semble dévier de sa trajectoire métronomique et ténébreuse. Il s’en dégage une impression de puissance très froide, grasse, presque inquiétante.
Même si le contenu est en fin de compte relativement classique, l’orientation plutôt old-school, il en demeure que ce nouvel album de Primal Age est une totale réussite en matière de musique énervée, orgasmique et méchante. Et c’est ainsi que le piano accompagné de guitares acoustiques refait son apparition inattendue histoire de clôturer le récital de la même manière qu’il avait débuté, tout en douceur.
Primal Age vient de redéfinir l’enfer avec les contours de la beauté. On a encore bien du temps devant nous mais si tel est le cas, ça donnerait presque envie de s’y rendre !