« Ils n’ont jamais eu d’oreilles. Ils font une musique que personne ne danse. »
Il faut pourtant voir les spasmes névralgiques du public. Deviner le sang tourbillonner au creux de leur ventre. Sentir les étoile et chacun de leurs piques, vrillant nos yeux pour sortir du cerveau. Soubresauts de batterie, vertiges de guitare, pénétration sourde de la basse. Noise entêtante et perversion chaotique pour une danse crève-cœur, complexe et tourmentée. DOPPLeR tient son équilibre d’un solide bloc rythmique et de violentes exclamations mélodiques. Planés de guitare, tourbillon de basse et battements frénétiques : de longues plages quasi-instrumentales préparent chaque titre à une explosion dantesque. Dans ces derniers efforts, les instruments expient alors toute leur souffrance par autant d’autres déchirures. On ne peut que se fondre dans ces ultimes mouvements, lovés dans leur violence salvatrice. Si nihil aliud, le pas de trois d’une chorégraphie de douleur.