Voici les chroniques de cds que vous nous avez envoyé et que l'on a aimé.
Si jamais vous souhaitez apparaître dans cette rubrique, direction la page contact...
 
Date : juillet 2007 Clint : démo


Votre avis nous intérésse.
(1 actuellement)

Quand j'étais jeune, Messieurs Dames, je voulais aller au gré des vents, comme une rock star ratée, assoiffée de reconnaissance inaccessible, ivre d'ambitions impossibles, et puis la vie en a décidé autrement aussi, j'irai droit au but : CLINT existe !

Au début, je n'y croyais pas, et puis Nikolina m'a convaincu de jeter une oreille, puis deux, puis ça ma positivement pris la tête. D'ailleurs, aujourd'hui, vous, chers lecteurs d'E-Zic, vous ne pouvez pas non plus prétendre ignorer leur existence puisque Nikolina, fonctionnant au coup de coeur, a travaillé en ce sens. Ici, une review, là, une interview. Tout cela a été préparé. Tout cela a été fomenté. Je ne saurais trop vous conseiller de vous méfier de l'agent N. car, quand son palpitant bégaie, elle va au bout du layus. Nikolina n'étant pas la seule "victime" de CLINT, on constate que le buzz se fait de plus en plus ample, chaque jour, et c'est ainsi que c'est venu à mes oreilles. Encore une fois, je n'ai rien demandé. Ca m'est tombé dessus. J'aurais préféré mener une existence tranquille de chroniqueur bénévole coocool, cacalme, MP3 et lexomils. Mais je sais, voilà. A présent, je sais. Je sais et vous savez. Nous savons. CLINT existe !

Ce combo délivre du Rock à l'énergie et semble avoir l'esprit clair sur son époque. CLINT sait que rien n'est facile en ce bas monde alors, en attendant leur quart d'heure warrollien, les 5 zicos se forgent une solide réputation de "groupe de scène", date après date, concert après concert, démo après démo, maxi après maxi. CLINT doit probablement être l'exemple parfait du groupe d'un certain Rock actuel qui tente sereinement de tirer son épingle du jeu dans la foutue botte de paille de l'industrie musicale française. Ils seront connus quand ils seront connus, disent-ils, posément. C'est typiquement leurs décibels qui devraient être au coeur des Rock n"Roll friday's de mon non-ami Phil Man (comment ? J'évoque des choses qui n'existent déjà plus ? Ah pardon). CLINT, entre Sonic Youth et At The Drive-in, c'est définitivement un jet de fluide glacial dans le jeans slim des has never been ne jurant que par les baby rockers et les icônes poussiéreuses du passé (triste paradoxe). Sûr de mon coup, je ne vais même pas avoir besoin d'évoquer Burning Super 5, ce titre qui, non-content de receler tous les éléments d'un top single, offre, après un bon break kafkaéen, un chorus de guitare tout en plans flashy et audaces dans les dissonnances.

Parce que trouver un bon groupe de ce genre de Rock sur le web est aussi difficile que d'acheter des clopes sereinement un vendredi 13, jour de grosse cagnotte du loto national, je fais mon maximum pour vous convaincre, Messieurs Dames, d'aller découvrir dès maintenant, right now, les 5 artistes de CLINT sur leur page Myspace ! Et si les incomparables vibrations ressenties à la première écoute d'un nouveau combo aussi inspiré est bien notre richesse, à nous autres, passionnés, alors avec CLINT, c'est le jackpot assuré !

[par LaFamily]

Stedim
Le groupe n'a pas encore de page dans ce site
 
 
Date : juillet 2007 Temple Town : démo


Votre avis nous intérésse.
(3 actuellement)

C'est durant mes cyber-pérégrinations et dans la perspective des excellents Dry Can que j'ai découvert Temple Town. Coup de coeur personnel pour ce combo qui propose une fusion solide de ses influences grunge rock complètement assumées (Soundgarden, Pearl Jam , Incubus, Velvet Revolver, ...). Temple Town, c'est d'abord un visuel qui accroche le regard puis, dans l'instant d'après, un son qui remplit l'espace. Un peu comme si Slash s'était installé à Seattle. Temple Town nous sert des riffs gras et des rythmiques bien appuyées, des chorus colorés, des contrastes réussis et un chant aux belles possibilités. Au risque d'en faire hurler certains, je dirais que j'y trouve le gros son qui me manque quand j'écoute Pearl Jam. D'un autre côté, les puristes trouveront peut-être, sur un titre en particulier, matière à relancer le débat sur l'accent français dans des compositions anglo-saxonnes mais, perso, j'ai décidé, il y a quelques temps déjà, que ça ne m'intéressait pas. Vais-je me payer Chris Cornell quand il vient sur nos terres avec ses transcriptions en phonétique et ses nappes d'accordéon stéréotypé ? Non. Sinon, attention les compos de Temple Town sont terriblement efficaces quand il s'agit de marquer les neurones au fer rouge !

Pas de réelle originalité dans le son mais celle-ci n'a jamais été la panacée et le St Graal est ailleurs : dans le succès du métissage des influences et dans la belle exécution. La production est bonne et la touche zen apportée par leur partenaire Bouddhours est plutôt agréable, notamment au regard de leur clip très réussi de "Black Crystal".

Temple Town, c'est une large rasade de rock dans un calice encore inconnu mais on nous promet que ça va bouger dans le courant de l'été. Ni maxi, ni album à refourguer pour l'heure. Il s'agit bien d'une chronique-découverte. Dans l'immédiat, la suite, c'est ici : www.temple-town.com et là : www.myspace.com/templetownband.

[par LaFamily]

Stedim
Le groupe n'a pas encore de page dans ce site
 
 
Date : juin 2007 Mass Hysteria : Une somme de détails
- Des Nouvelles Du Ciel
- Babylone
- Une Somme De Détails
- Killing The Hype (Ruff Style!)
- Echec
- L'Espoir Fou
- Nous Sommes Bien
- Je Ressens
- Regarde Le Monde
- Se Lover Dans Les Flammes
- Mon Horizon
- Une Joie Kamikaze
- Briller Pour Toi (Feat. Manu Monet)

Votre avis nous intérésse.
(4 actuellement)

Moi, Mass Hysteria, je ne connaissais pas plus que cela. Je ne m'y étais jamais beaucoup intéressé. Bien sûr, comme la plupart d'entre vous, j'étais assez bien ancré dans ma société de conso pour savoir que ça existait. J'ai lu, j'ai entendu, on m'a dit : Mass Hysteria, c'était LE groupe de métal français ! Personne avant et beaucoup d'ersatz après ! Au top en 1999 avec l'album "Contraddiction" et un genoux à terre en 2005 avec l'album éponyme, volontairement édulcoré par Wagram (dit-on toujours). Maintenant chez At(h)ome, le label qui a le vent en poupe, Mass Hysteria va-t-il récupérer sa couronne ?

Bien sûr, point de couronne dans cette histoire ! La question est simple : Mass Hysteria a-t-il encore (ou plutôt à nouveau) les moyens de faire vibrer la populace ou pas ?  Le peuple étant rageur, il faut savoir faire parler la poudre pour le séduire. Surtout après avoir placée la barre si haut par le passé et aussi devant désormais jouer des coudes dans une foule de bons groupes, plus jeunes, plus frais, plus... ... Alors les encore jeunes "vieux loups" ont-ils toujours des dents longues d'une part et de la bidoche fumante dans laquelle les planter d'autre part ? Parce que "Mass Hysteria" n'est définitivement pas un patronyme facile à porter !

Premier contact visuel : La pochette de l'album me laisse dubitatif voire inquiet... Qu'y fait donc cette pâle demoiselle (Elodie Frégé ? Haha Pardon) déguisée en VRP du paradis ? Est-elle là pour emmener les zicos dans leur dernière demeure sur leur dernière scène ? On souhaite plutôt, pour les artistes, que ce soit une jeune vierge à sacrifier sur l'autel du Dieu du Metal ! A la réflexion, ça pourrait être une pochette de trip hop [catholique] (note aux aficionados : ne brandissez pas la Rock Hand, vous allez encore vous faire taxer de satanisme !)...

Premier contact sonore : L'ange vient de s'envoler ! La production est énorme donc réussie. C'est du haut de gamme ! Bienvenue au royaume de la distortion ! Les guitares sont telles des tronçonneuses en première ligne, massives et toutes en riffs incisifs, bien installées sur une base rythmique sans faille et une couche électro, souvent utilisée pour ouvrir les titres, ancre le combo dans le présent. Mouss est bien là au micro mais peut-être un rien moins exalté que ce que j'ai pu entendre par le passé. Tout est bien balancé, placé, organisé, efficace. Je ne sais toujours pas si c'est ce qu'il faut en attendre mais, si la Mass Hysteria faisait ses débuts aujourd'hui, elle aurait les moyens de se faire remarquer d'emblée. Aucune fainéantise. Aucun passe-droit. Aucune formule trop facile. Mais au contraire, plusieurs bombes jumpantes toutes en puissance et en breaks ciselés. De plus, histoire de mettre tout le monde d'accord, les zicos prouvent qu'ils savent blaster de la plus belle des façons (Babylon) !

40mn plus tard, on peut juste trouver que le chant est somme toute assez monotone car similaire sur tous les titres. Perso, j'ai une préférence pour les passages où elle tente de coller à une mélodie, même basique, se détachant un peu du "rap lent" sans réelle prouesse verbale et ne scandant que les phrases impactantes. A ce sujet, l'autre réserve serait sur le fait qu'il semble que, sur cet album, quand Mass Hysteria pense avoir trouvé une bonne phrase, celle-ci est répétée jusqu'à l'overdose ! Question de goût ! [mais ne stagnons pas trop sur ce détail] Les lyrics ne cassent pas trois pattes à Lionel Florence [hormis "Je ressens"] mais s'inscrivent bien dans l'énergie propre du combo. Et cette énergie, c'est bien l'as dans la quinte flush de Mass Hysteria ! Le titre "Une Joie Kamikaze" renvoie les éventuels détracteurs au terminus de la mauvaise foi en promettant des instants live tout à fait hors norme ! Enfin, impossible de ne pas évoquer en guise de final le titre "Briller pour toi", en duo avec Manu Monet, touchant hommage à Micka (ex-bassiste de Dolly disparu récemment).

Bon alors ? Mass Hysteria toujours icône du Rock hexagonal ? du Métal frenchy ? du rock métallique ? Au pire, quand bien même s'agirait-il d'un simple caillou en fer dans une pluie de météorites sonores, ce caillou, que dis-je, ce gros pavé, atterrissant entre les oreilles de l'auditeur demandeur, a un réel impact !

Mesdames et Messieurs, je crois bien qu'il faut à nouveau compter avec Mass Hysteria !! Big up !

[www.surlabreche.com]
[www.myspace.com/masshysteriaofficial]

[par LaFamily]

Stedim
voir leur page
 
 
Date : juin 2007 Munshy : Liberate
- Intro
- Nightmares
- Liberate
- Liberate II
- On in

Votre avis nous intérésse.
(3 actuellement)

Ce maxi nous renvoie en 2003 mais, puisqu'à nouveau disponible à la vente chez Horizon Music, je saute sur l'occasion pour le chroniquer puisqu'il y a 4 ans je n'avais pas déjà la chance de connaître l'existence de ce groupe effarant qu'est Munshy.

Arborant un design doux et presque naïf, Liberate cache son jeu et est surtout trop court. C'est le premier constat. Il est court, oui (15mn), mais riche et intense. 4 titres + une micro-intro. On en voudrait rapidement beaucoup plus. A l'époque, fort de ses victoires aux finales Emergenza françaises et européennes, Munshy gravait pour la postérité ce qui allait être leur marque de fabrique jusqu'à ce jour au moins : leur signature hardcore trip hop aussi originale qu'impactante !  Comme si Bjork prenait le lead chez Korn pour un quart d'heure de pérégrinations dans les extrêmes : du plus doux lyrisme au plus dur des riffs métalliques et secs against the machine, entre le rugueux et le soyeux, entre paix et violence, entre caresse et coup de poing et ce, dans la plus belle des originalités : Celle qui ne déçoit pas car ressentie comme étant vraiment propre aux artistes, faisant partie d'eux-même, en toute sincérité. Munshy compose et interprète comme il respire. Heureuse nature : Leurs sons touchent un toujours plus large public. Jamais naïfs, contrairement au premier contact visuel, les titres de Liberate sont chacun une histoire en soi. Les lyrics ne sont ici pas de simples cautions pour la voix habitée, impliquée, au possibilités semblant sans fin.

4 ans plus tard, "Liberate", le titre éponyme, joué en live, fait toujours autant mouche auprès du public par son côté direct, explosif et fort d'une interprétation vraiment [et toujours] innovante ! Et "On In" est toujours le parangon d'un certain hardcore sec et massif !

C'est compris : On ne peut prétendre prendre la réelle mesure de Munshy simplement par l'écrit. Il faut écouter (et voir) ! Mais attention, il y a un avant et après Munshy pour beaucoup d'entre nous. Faites maintenant le pas manquant en connaissance de cause : www.myspace.com/munshy

Liberate : définitivement à posséder en attendant [et au-delà de] l'arrivée du premier album en octobre [!]

[par LaFamily]

Stedim
Le groupe n'a pas encore de page dans ce site
 
 
Date : juin 2007 Aeria Microcosme : 8
- Ambitions illusoires
- A l'heure où s'égraine le sable
- Seule (feat Ju. Psykup)
- Geisha
- À ma place
- L’envol
- L’autre c’est nous
- Noï
- Métamorphose
- Moi et même
- Intro (quand le corps ne répond plus)

Votre avis nous intérésse.
(3 actuellement)

Il s'est étendu, moite, sur sa couche. Il a mis ses oreillettes blanches avec l'empressement de l'homme urbain aux abois. Il a appuyé sur <play> et a joué quelques secondes en promenant la luminescence de son iPod dans l'obscurité de la pièce exiguë. Puis, d'un revers du bras, il a fait basculer le "8" et s'est engagé dans un infini subjectif. Déjà, avec "Ambitions illusoires", le premier titre, les murs s'écartaient. Yeux fermés, il a étendu son bras gauche au plus loin et sa main n'a rien rencontré. Plus de béton tiède. Ce n'était qu'un début. Le vertige s'installait.

De toutes les écoutes du premier album des 5 toulousains d'Aeria Microcosme, c'est celle au casque qui réserve les plus belles émotions intérieures. Le vertige, je l'ai vraiment ressenti en fermant les yeux car ces musiciens ont un don avéré pour le lyrisme rock et les successives montées en puissance sans jamais provoquer la lassitude.

Chez E-Zic, nous les avons déjà croisés,  premier plaisir, en février 2006. Nous avions découvert pour l'occasion une [fichtrement] beau maxi de rock atmosphérique (lire la chronique). Et bien les revoici maintenant avec un [fichtrement] bel album de rock stratosphérique intitulé "8" (avril 2007). A l'époque, déjà, nombreux étaient les webzines à avoir communiqué sur ces talents [vraiment] prometteurs. Aujourd'hui, Aéria Microcosme confirme de la plus belle des façons !

"8", c'est 11 titres et 60mn d'intensités (au pluriel, oui). Pour qui sait, pour qui osera lâcher la rampe, cet album procurera bien des émotions ! Entre proche mélancolie et rage grandiose, Aeria Microcosme nous fait là un beau présent. Les titres sont racés, jamais prévisibles. L'exaltation est dans tous les instruments. La voix francophone, forte d'une belle technique et d'un beau timbre, sait, elle-aussi, se fondre dans les compositions toujours heureuses, de mélodies tantôt intimes et limpides, tantôt puissantes et salvatrices. A la réflexion, je tergiverse et ne sais pas trop comment t'expliquer qu'Aeria Microcosme semble inventer son propre style : un rock atmosphérique, organique,  esthétique, original, aux couleurs orageuses. Point d'électro, que du rock très humain ! C'est probablement pourquoi cela touche ! Rarement, à mes yeux, un album a autant regorgé de belles idées originales aussi bien agencées et jouées avec force et brio ! Est-ce clair ainsi ?

Il en vient à cracher ses larmes et vomir son corps. A plusieurs reprises, sur les puissantes envolées, quand les guitares font parler la poudre, il a comme le choix entre pleurer ses faiblesses et ouvrir les bras comme on étend ses ailes. Il peut s'enfuir. L'évasion temporaire se fait aisée sur les vagues de décibels cinématographiques du combo. Il se fait son ciné grands spectacles en s'inventant des paysages et des situations que son manque d'audace lui interdisait d'imaginer jusqu'alors. Un pas qui l'éloigne du liberticide. Bientôt, il saura définitivement plonger. Bientôt, il réussira. Car "8", on ne l'écoute pas qu'une seule et unique fois (on le vit !).

Alors que dire, que prédire, que souhaiter à Aeria Microcosme ? On ne va pas prétendre, ici, découvrir des talents... alors peut-être peut-on les pointer du doigt ? Aeria Microcosme existe. J’aime sans condition. Découvrez, redécouvrez, relayez l'info et soignez votre karma [!]
[www.aeriamicrocosme.com]
[www.myspace.com/aeriamicrocosme]

[par LaFamily]

Stedim
Le groupe n'a pas encore de page dans ce site
 
 
<< 1 2 3 4 5 ... 71 72 73 74 75 76 >>
 
© - E-zic.com v3 : 2000-2017 - © Tous droits réservés - Reproduction Interdite - Hébergement OVH