Voici les chroniques de cds que vous nous avez envoyé et que l'on a aimé.
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Date : novembre 2007 Eths : Tératologie
- Bulimiarexia
- Ondine
- NaOCL
- Tératologie
- V.I.T.R.I.O.L.
- Priape
- Hydracombustio
- Atavhystérie
- Rythmique de la bête
- Ileùs Térébelle
- Ileùs Matricis
- Holocauste en trois temps
- Anima Exhalare
- Liquide éphémère

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La question qu’on pourrait se poser lorsqu’on connaît Eths depuis leurs débuts, c’est « vont-ils être tentés par une orientation plus mélodique, plus commerciale ? ». Sans d’ailleurs pouvoir vraiment expliquer pourquoi une telle interrogation. Peut-être que l’image forte dégagée par Eths, le potentiel mélodique du groupe et de la voix de Candice pourrait éventuellement soulever cette hypothèse. Les adeptes de cette théorie n’ont qu’à passer leur chemin. Pas question pour Eths de mettre de l’eau dans son vin. Ni dans son pastis d’ailleurs… La brutalité, la mélancolie écorchée, restent la marque de fabrique, la raison d’être des Marseillais.
Les hurlements de Candice sont encore plus gutturaux, plus pointus que jamais, frisant par moment l’agonie, alors qu’inversement sa voix en chant clair n’a jamais été aussi douce, une musique toujours aussi intense, presque malsaine.


Pourtant de la nouveauté il en existe bel et bien tout au long de Tératologie et elle est rapidement très perceptible. Si la musique d’Eths n’a rien perdu en férocité, l’accent est davantage porté sur les ambiances, très glauques, très sombres, complexifiant considérablement l’univers pourtant déjà bien torturé d’Eths. Une multitude de bruitages inquiétants façon film d’horreur, de breaks invraisemblables comme sur « Hydracombustio », « Holocauste en trois temps », « Priape », ou finalement sur tout l’album en son entier, difficile en effet de tous les décrire, Eths semble jouer de plus en plus dangereusement avec les limites de la raison.


Eths a tellement expérimenté sur les hallucinations sonores les plus variées les unes que les autres que Tératologie donne une impression finalement assez difficile d’accès tellement les ambiances ont été travaillées. Le groupe ne s’est pas facilité la tâche avec les compositions d’un tel album qui risquent d’être peu évidentes à retranscrire sur scène. Mais si on en ressort autant abasourdi qu’après l’écoute de Tératologie, alors oui, Eths risque bien de faire des ravages avec un nouvel album aussi monumental !


JB
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Date : novembre 2007 Babylon Pression : Travaille, consomme et meurs
- Seul parmi les autres
- Je ne sers à rien
- Déjà mort
- La vie sous vide
- La France a peur
- Responsable mais pas coupable
- Demagloria
- Tellement de connards et si peu de cartouches
- Sandwich à la merde
- Esclave de la Patrie
- Ne pars pas ou je te tue
- J’ai trente ans et j’ai rien fait

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Ca fait déjà quelques temps que Seb, la voix ragga de Babylon Pression, ne fait plus partie du groupe. Ce qui n’aura pas empêché les Marseillais de clairement se faire remarquer avec leur désormais unique chanteur Mat lors du dernier Assaut Coriace. Mais lorsque l’heure du deuxième album a sonné, le travail de composition ne s’effectue donc plus qu’à quatre, avec Roswell à la basse (ex-Eths) comme nouvelle recrue. La teinte ragga étant depuis les débuts de Babylon Pression un fondement du groupe, il fallait donc s’attendre à un remaniement de taille.


Travaille, consomme et meurs. Ca fait froid dans le dos et ça annonce la couleur. Un artwork assez violent, un patriote visiblement extrêmiste poignarde le pauvre Ju muni de son drapeau français en plein cœur ; les quatre membres du groupe dans leurs traditionnels costumes-chemises-cravattes se tiraillant à propos des derniers cours de la bourse avec la devise « exploiter-conquérir-écraser-licencier » en fond d’écran d’ordinateur, tout est presque déjà dit en trois termes terrifiants. Travaille, consomme et meurs, tel est notre destin ? Vision caricaturale, pessimiste ou réaliste ? Certainement un peu de tout ça à la fois. Les Marseillais n’avaient pas vraiment jusqu’alors la langue dans leur poche, Babylon Pression a décidé d’envenimer son discours, la révolution nous guette !


Sur un plan purement technique, on ne va pas vraiment pavoiser. Hardcore basique, son assez crade et approche plutôt punk, malgré quelques intermèdes intéressants sur « J’ai trente ans et j’ai rien fait » ou sur l’étonnante mélodie hurlée de « Tellement de connards et si peu de cartouches », toute la causticité du deuxième album de Babylon Pression réside dans ses textes et ses idées. Le groupe alliant humour grinçant, ironie outrancière, paroles contestataires avec la fougue d’un combo hip-hop au sommet de sa colère !
Un album qui brille davantage par son message et toute la symbolique qui l’entoure. En effet, là où Travaille, consomme et meurs ne casse pas les briques d’un point de vue musical, il casse du politicard, du patron et du capitaliste d’un point de vue moral et c’est bien là que ça fait mal !


JB
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Date : novembre 2007 Mrs Chan, Mr Chow et Miss (o) : Beat is our inspiration
- 4'38
- chapitre un
- chapitre deux
- III

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Voici un trio audacieux ! Oui, de l'audace, il en faut pour ainsi aligner une formation simplement constituée d'un violon, d'une batterie et d'un piano par les temps qui courent. Simplement ? Oui, simplement. Car c'est avec beaucoup de simplicité que Mrs Chan, Mr Chow et Miss (o) se dévoilent au travers de 4 compositions toutes en nuances et bien différentes les unes des autres. Et notons bien que simplicité dans le line up ne signifie pas simplicité dans l'interprétation et les émotions rendues !


Avant tout, on peut dire que je ne suis pas surpris de me retrouver face à un beau tour de forces de ces 3 musiciens. Ne serait-ce que parce que Mr. Chow ne m’est pas inconnu : Mr Chow aka Marc-Aurèle officiait précédemment au sein du terrible duo connu sous le nom déroutant et ô combien regretté "This is the girl" (batterie + guitare/chant - oui, à l'instar des White Stripes et tout aussi punchy). Ne serait-ce, aussi, parce que Miss (o), qui a ici rejoint le duo initial en se plaçant au piano, est autrement connue sous le patronyme d'Audrey, guitariste de Sheeduz. J’en sais moins sur Mrs Chan et il conviendra d'investiguer sur cette musicienne inspirée qui aura ainsi retenue l'attention du batteur fou précédemment cité.


Alors que peut-on bien faire avec un violon, un piano et une batterie de nos jours ? Si tu réponds "Rondo Venezziano", tu sors ! Non, sérieusement, déjà parce que "Rondo Venezziano", ça date du siècle dernier et qu’ensuite et surtout parce que on est à mille lieux d'une sorte de soupe néo-classique alternative post-Clayderman !


Le premier maxi de Mrs Chan, Mr Chow et Miss (o) se nomme "Beat is our inspiration" et s’avère très intéressant parce qu’innovant. Différentes constructions. Différentes approches. Différentes énergies. Ici, tous les instruments sont des acteurs principaux. Aucun faire-valoir. Aucun second rôle. On passe du cinématographique au zenifiant via du rock ! Comment ? On peut faire du rock avec ces instruments ? Oui, l’ami(e) ! Le titre « Chapitre deux » est là pour le prouver. Qui n’a pas déjà imaginé un bon rythme de batterie sur l’orage d’été de Verdi ? Mr Chow l’a fait. Avec brio, dirais-je même. Ce premier maxi est donc une belle découverte avec de belles couleurs sonores. Un regard sur l’actualité suffit à le confirmer : Mrs Chan, Mr Chow et Miss (o) sont très bien accueillis par les médias et le public en live. Pour ma part, c’est en solos, en sirotant un Montbazillac et en regardant les rayons de Soleil d’automne dans les feuilles jaunes des boulots que je prends le temps de plonger en boucle dans ces décibels auxquels il est important de prêter grande attention afin d’en percevoir les séduisants et atypiques contours. Et je me félicite, très chèr(e), de posséder ce premier maxi car il ne semble être que la première carte de visite d’un trio heureux ayant tout un univers très typé à développer.


Bref, on ne disserte pas sur "Beat is our inspiration", on l’écoute, on découvre, on adhère… ou pas ! Dans tous les cas, saluons cette nouvelle formation qui a vraiment le mérite de proposer une démarche nouvelle et digne d’intérêt !


www.myspace.com/chowchan


[par LaFamily]


Stedim
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Date : octobre 2007 Delicious : Un monde parfait
- Encore là
- Pur(e)
- Chacun pour sa gueule
- Toxines
- Personne
- Dans l’urgence
- L’impasse
- Double je
- Jamais sur la bouche
- Un singe en hiver
- Un monde parfait
- Alice
- 777

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On avait senti un peu le vent tourner, comme si quelque chose d’important et de talentueux était en train de mûrir à l’abri des regards et des oreilles quelque part du côté de la Normandie, les noms prestigieux s’ajoutant au fur et à mesure de l’évolution du projet. Des ex-La Bestia, ex-Lofofora, ex-Prohom et ex-Watcha auraient eu tendance à taper le bœuf régulièrement malgré les centaines de kilomètres les séparant. Une sorte de dream team française est en train de se composer, pour finalement compter dans ses rangs Jimi (guitare/chant), Mikaël (basse) et Keuj (batterie). Certes l’affiche est prometteuse, mais nous ce que nous voulons ce sont des résultats ! L’embryon a pour patronyme Delicious, nom de code Un monde parfait.


Solo de batterie pour commencer le titre « Encore là », gros riff métal lourd et tranchant et chant tout en voix douce. En quelques secondes l’effet de surprise est déjà installé. Du métal-chanson ? Pourquoi pas. Explorons la suite. Et quelle suite. Car on atteint déjà les sommets avec « Pur(e) », ça ne fait même pas cinq minutes que le CD est lancé ! Comme si d’entrée de jeu Delicious venait déjà de s’autodéfinir pour de bon. Enorme riff métal en intro, son colossal (cela me permet de préciser qu’il s’agit d’une autoproduction signée Jimi !), arpèges sur les couplets, refrain à la mélodie obsédante, « Pur(e) » assoit l’impression déconcertante d’un groupe jouant à fond sur les contrastes et les oppositions. Tout l’album répond à cette logique basée sur ce qui pourrait ressembler à un clivage mais qui finalement n’en est pas un. Quelque part entre le métal, la pop, le rock, le groupe évolue sans cesse au milieu de ces différentes sphères, creusant dans chaque galerie, s’en éloignant le plus possible jusqu'à flirter avec les limites, pour réintégrer chaque élément en le rendant cohérent au sein d’une même composition. « Chacun pour sa gueule » et sa puissance mélodique, « Dans l’urgence » et sa frénésie métallique, « L’impasse » et sa prise de conscience écologique (n’oublions pas au passage la pertinence des lyrics),  « Alice » et ses dérapages hystériques, « Jamais sur la bouche » et sa touche exotique, chaque titre est presque une anthologie à lui seul dans l’humeur qui lui est propre.


Delicious nous gratifie d’un premier album sidérant d’audaces, d’originalités et de prouesses en tout genre qu’il est difficile de décrire les unes après les autres tellement elles abreuvent l’album. C’est désormais à vous de déguster !

Un monde parfait ou l’apologie du clair obscur à la saveur aigre douce. Peut-être qu’on le tient le groupe rock français dont on a tant rêvé ! L’avenir nous le dira mais ce qui est déjà acquis et certain c’est que le présent est réellement délicieux.

JB
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Date : septembre 2007 X-Vision : So close, so far
- Paper plane
- The green light
- Deadly adornment
- Blow on ashes
- The sky never lies
- The sky was true
- And now ?
- Early mental release
- Cut off
- Self-abnegation
- Theater of appearances

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Après Time of the new slavery, X-Vision remet le couvert en cet an de grâce 2007 avec son deuxième opus, So close, so far. L’album précédent était prometteur, on attendait donc de la part des Messins que la barre monte encore d’un cran et que l’orientation du groupe s’affirme, avant d’envisager le fameux album de la maturité. Voyons ça, ou plutôt écoutons ça de plus prêt.


Le titre « Paper plane » ouvre les hostilités sur une rythmique assez lente mais surtout du genre oppressante histoire de nous prendre à la gorge d’entrée ! De la même manière ce qui marque les esprits immédiatement c’est la qualité de la production et la lourdeur globale du son. Je vous laisse deviner qui est derrière les manettes ? Non pas la peine, vous l’avez déjà reconnu, il s’agit de notre Stéphane Buriez national !
Changement de décor avec « The green light » où les chevaux sont ici nettement plus lâchés, quelques coups de blast de bon augure laissent présager du meilleur pour la suite ! Et en effet, plutôt que décortiquer les morceaux un par un, parlons plutôt de la trame générale de l’album, laissant apparaître un énorme travail de composition rythmique, ou l’omnipotence de riffs assassins ne tourne jamais en boucle et s’ouvrent en permanence vers de nouvelles directions. Le son ne baisse jamais en intensité, la qualité des compositions non plus, pourtant à aucun moment on ne ressent de répétitivité ou de stéréotypie grossière. Les changements de rythme, les breaks venus de nulle part (« Deadly adornment » ou « Theater of appearances », peut-être le meilleur titre de So close, so far, nous avons même droit à un morceau acoustique,  « And now ? ») jalonnent un album où la brutalité est certes de rigueur, sans être contournée mais au contraire parfaitement orchestrée. Il est vrai que le niveau technique des membres d'X-Vision semble favoriser toutes les initiatives et les idées d’un groupe qui n’en manque pas malgré une musique ferme et radicale.


On les savait bons, on les sait désormais excellents. X-Vision est d’ores-et-déjà un grand de notre trash-métal national ! On attend la suite avec impatience, et notamment la scène où là aussi les Messins ont fait leurs preuves...


JB
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